Jean-François a visité huit villes pendant son séjour.
(Photo:Courtoisie)
Un stage en France pour Jean-François
Un stage en France! Pourquoi en France plutôt qu’ici ? «Pourquoi pas», répond spontanément Jean-François Dufour-Ledoux, qui est revenu le 19 mai d’un séjour de six semaines à Lyon.
Une formation en vente et en représentation à mettre en pratique d’accord, mais Lyon n’est pas à la porte. Complexe à organiser, non ? «Ça me tentait de voyager et je voyais d’autres personnes aller vivre une expérience de travail à l’étranger. Je me suis donc dit : pourquoi pas moi? », affirme le jeune résident de Le Gardeur de 23 ans.
Évidemment, il lui a fallu prendre en main tout le processus. Trouver un employeur potentiel, déposer une demande de bourse auprès de l’Office Franco-Québécois. Il lui fallait de l’argent de poche car les stages ne sont pas souvent rémunérés.
Grâce à ses recherches sur internet, Jean-François trouve rapidement l’employeur idéal : un vendeur de matériel de skate. Il en fait depuis dix ans et s’habille dans ce style, son expérience lui sera profitable, pense-t-il. Il téléphone donc à plus de dix propriétaires de magasins spécialisés et en déniche un intéressé à le recevoir plusieurs semaines. Les Québécois sont appréciés des «cousins» d’outre-mer. Ils disent même qu’un Québécois est un Français de bonne humeur!
Le 1 avril dernier, notre Lanaudois débarque donc à Paris pour la première fois de sa vie. Il a voyagé un peu. Cuba, New York. Mais l’Europe reste un vaste territoire à découvrir pour Jean-François. Il compte bien en profiter!
Oups, surprise! Nos cousins parlent français, mais comprennent mal Jean-François. l faut donc articuler et adopter quelques expressions françaises. Mais JF sait s’adapter. Après tout, pour six semaines, ça vaut le coup.
L’horaire de travail français diffère quelque peu. Jean-François commence sa journée à 10h le matin pour la terminer en début de soirée vers les 19h. Avec une pause «déjeuner» de 12h30 à 14h. Quand même!
Comme le milieu récréatif attire des gens en mode détente et qu’un creux économique se fait sentir sur le territoire français, la vente doit se mettre au pas du diplomate. Les techniques de vente sont les mêmes d’un sol à l’autre. « J’allais vers eux décontracté et avec humour. Ils me prenaient pour un Belge, alors je m’amusais avec eux. » Et eux alors? « Je les pensais plus chiants, plus snobs. Mais non. On a la cote auprès d’eux. On me parlait même des Têtes à claques », raconte Jean-François.
Le vendeur de skate a bien profité de son séjour. Il a visité huit villes : Paris, Lyon, Annecy, Marseille, Biarritz, Yieres, Montpellier, Barcelone. « J’ai muri. J’ai dû me débrouiller seul. » Quant à l’accent, une semaine a suffit pour que celui du Québec se remettre dans sa bouche.
(Photo:Courtoisie)