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Changement de cap pour Tomas Jensen

Reine Côté par Reine Côté
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Article mis en ligne le 26 juin 2007 à 12:39
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Changement de cap pour Tomas Jensen
Tomas Jensen et ses Kamikazes étaient en spectacle au Bistro L’Ange Cornu à L’Assomption les 21 et 22 juin dernier. (Photo:Roger Lacoste)
Changement de cap pour Tomas Jensen
C’est au Bistro L’Ange Cornu que Tomas Jensen et Les Kamikazes ont lancé leur tout nouveau spectacle les 21 et 22 juin dernier. L’artiste connu pour sa musique engagée aux rythmiques multiethniques avait donné rendez-vous à son public avec un programme définitivement plus rock.
Le public paraissait apprécier ce nouveau son. Une cadence plus rock, oui, mais glissant à plusieurs reprises sur un rythme plus reggae. La combinaison des deux fait plaisir à l’oreille.

Après trois albums, Tomas Jensen prend ses distances avec l’écriture engagée. Non pas que l’engagement social ne l’intéresse plus. Après tout, il s’est impliqué avec Greenpeace pour diverses activités. Mais, le chanteur sentait le besoin de faire un bout de chemin sans les Faux-Monnayeurs, son groupe de musiciens avec lesquels son répertoire s’est garni de chansons engagées. Il se dirige vers une démarche plus personnelle. Sur son prochain album qui sortira à l’automne, il veut parler d’amour, de relations humaines. Explorer. Un peu d’insouciance. « Ça commençait à devenir un carcan cet engagement social », avoue le chanteur néo-québécois.

Il faut comprendre que l’enfance de Tomas Jensen ne s’est pas déroulée dans la ouate. Né en Argentine en 1970, il a fuit la dictature militaire avec ses parents alors qu’il n’avait que six ans. La famille séjournera au Chili et au Brésil avant d’installer ses pénates en France.

Il y a maintenant neuf ans que Jensen vit à Montréal. Cette ville l’inspire. Il y consacre même une chanson dans son spectacle. « Pour y vivre ou y mourir, Montréal vaut bien Toulouse. C’est pas la ville rose mais quand même, elle s’impose. C’est pas dur de mourir d’amour à Montréal. »

Ses musiciens semblent à l’aise avec la nouvelle démarche de Jensen. Leur mine joyeuse sur scène, pour ne pas dire déjantée, en disaient long sur l’harmonie qui règne dans le groupe. Deux des musiciens de l’ancien groupe ont décidé de suivre Jensen : Némo Venba et Pierre-Emmanuel Côté. Le premier s’affaire à la batterie alors que le second a délaissé la clarinette pour le synthétiseur et la guitare électrique. Pierre-Philippe Côté, quant à lui, prend un malin plaisir à glisser ses doigts sur la basse.

C’est pas un trio de chansons livré en solo que Jensen entame son spectacle. Beau moment qui met en évidence le talent d’écriture du chanteur aux influences du monde. Il se permet même une pointe d’impertinence en dénonçant l’absurdité des religions. Un clin d’œil.

Tomas Jensen veut être prit un peu plus au sérieux dans sa démarche et se défaire de l’image que lui et son ancien groupe projetait, celle d’un band de party. Un artiste à découvrir.

(Photo:Roger Lacoste)

(Photo:Roger Lacoste)

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Guillaume Roberts-Cambron

Commentaire mis en ligne le 3 novembre 2008
Je viens de les entendre pour la première fois à radio-canada. Un group à suivre! Merci pour cet article!

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