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Fanfreluche version Bianca Gervais

Reine Côté par Reine Côté
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Article mis en ligne le 4 juillet 2007 à 11:54
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Fanfreluche version Bianca Gervais
Bianca Gervais, ravie et radieuse au lancement de Nitro, au Cinéma Triomphe. (Photo:Roger Lacoste)
Fanfreluche version Bianca Gervais
Bianca Gervais fait figure de fille de bonne famille. Elle pourrait aisément se cantonner à ce genre de rôle. Pourtant la Fanfreluche qu’elle interprète dans le dernier film d’Alain Desrochers, «Nitro», laisse deviner un côté caméléon qu’on ne lui soupçonnait pas. Une force de caractère même.
Présente jeudi soir au Cinéma Triomphe, à Lachenaie, pour inaugurer la sortie en salle de «Nitro», Bianca Gervais s’est étendue un peu sur son rôle qu’elle porte avec fierté malgré son court passage dans le film. Court mais remarqué. Elle y joue une femme en lien avec le passé de Max, le principal personnage interprété par Guillaume Lemay-Thivierge. C’était Fanfreluche qui organisait les courses « underground ». Un rôle court mais, en accord avec le cinéaste, on lui a donné un caractère bien trempé. Une femme forte. « Je trouvais ça l’fun que ce soit une fille qui « lead » dans un milieu de testostérone », lance spontanément Bianca. « Je voulais la dissocier de moi, je lui ai donc donné ce côté « bas de classe ». »

Justement pour prendre ses distances avec des rôles plutôt neutres, la jeune comédienne désirait interpréter des femmes de caractère comme Fanfreluche. L’occasion était belle pour elle de faire valoir toute l’étendue de sa palette d’interprétation. « J’avais peur d’être confinée à des rôles de « baby face ». Ces rôles (avec celui de l’aguichante et sexy Cécile dans Le secret de ma mère) arrivent à point dans ma vie. Ces femmes ont du caractère. Ça aide à casser le moule », fait savoir Bianca.

Sans formation d’art dramatique, la jeune comédienne de 22 ans possède néanmoins une feuille de route impressionnante. Elle joue depuis l’âge de dix ans. D’abord un rôle dans la série «Lobby», puis les offres déboulent. Le grand public fait sa connaissance par Karine Champagne dans le téléroman «Le monde de Charlotte». Un jeu remarqué puisque son personnage sera la principale vedette dans la suite «Un monde à part».

La jeune comédienne n’a aucun complexe malgré son absence de formation en art dramatique. Elle donne en exemple Marina Orsini et Macha Grenon. «Watatatow», «Caserne 24», «Fortier», «Simonne et Chartrand» et, au cinéma, «Dans une Galaxie près de chez vous», «Nouvelle-France», «Le secret de ma mère». Un long parcours de douze années bien occupées démontre qu’on reconnaît un talent évident en elle. « Le jeu part des tripes. Si tu es capable d’avoir une vérité dans ton jeu, c’est ça qui est important », fait savoir la comédienne.

(Photo:Roger Lacoste)

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