Comme un p'tit cul
Je vais bientôt avoir 29 ans et un deuxième enfant. Que je l'aie voulu ou non, la vie de tous les jours m'a un peu forcé à devenir mature, responsable et surtout, raisonnable.
Alors, quand lundi soir dernier je me suis payé la traite en traînant ma petite famille au ciné-parc pour voir la toute première présentation du film Transformers, j'ai subi une véritable cure de rajeunissement.
Vous auriez dû me voir la bine : un sourire de gamin étampé dans la face, des papillons dans le ventre, le cœur qui pompe à 100 à l'heure. Un vrai p'tit cul de 7 ans en visite chez Toys'r'us.
7 ans. C'est à peu près l'âge que j'avais quand les dessins animés des Transformers peuplaient mon imaginaire. Pendant chaque épisode, je recréais les scènes de combat entre robots avec mes propres jouets, imitant les voix d'Optimus Prime, de Megatron, et des autres Autobots et Decepticons.
Quand je pense à mes pauvres parents qui, chaque fois qu'ils commettaient l'erreur de m'amener au centre d'achats, devaient endurer la crise que je leur faisais pour avoir le dernier-né de la gamme de jouets des Transformers, je redoute déjà le temps où mes propres enfants me feront le coup.
Et si j'ai bel et bien hérité du sens de la discipline de mon père, ça risque de me coûter très cher ! Ses nombreuses menaces de m'envoyer « attendre dans le char » se sont plus souvent soldées par l'achat d'un nouveau robot !
Enfin, tout ce que je peux dire, c'est que ça fait du bien, une fois de temps en temps, de se laisser aller comme un enfant. On est tellement occupés, sollicités et stressés que ça ne peut qu'être bénéfique de lâcher prise pour un moment.
Alors, à quand le film des GI.Joe ?