Malgré ses 58 ans bien sonnés, Pag fait preuve d’une énergie peu commune.
(Photo: Roger Lacoste)
Une soirée enlevante avec Pag
C’est devant une salle remplie au tiers que s’est produit Michel Pagliaro vendredi soir dernier à Repentigny.
Pag a vieillit. Sa crinière poivre et sel et sa barbe blanche en témoignent. Mais comme bien des rockeurs de sa génération, le vieux Pag tient la route. Parfois mieux que ne le font ses pairs plus jeunes que lui. Pag est assurément de la trempe de Mick Jagger. Intuable.
Après une première partie assurée par sa femme Stephend et Les enfants terribles, Pag est monté sur scène pour offrir un spectacle de deux heures sans aucune intermission. Une énergie peu commune. À l’image de ses chansons au rythme endiablé.
C’est avec « J’ai marché pour une nation » qu’il a débuté son spectacle, vers 21h00. Il a ensuite enchaîné avec « Louise » « Lovin’you ain’t easy » et « Une émeute dans la prison ». De vieux tubes comme des succès plus récents : « L’espion», « Dangereux», « Rainshowers ».
Si Pag obtient encore autant de succès 40 ans après le début de sa carrière, c’est aussi parce que ses textes disent quelques chose. Certains sont encore pertinents. «Les bombes », par exemple, qui dénonce la réponse meurtrière de l’Amérique face aux guerres, aux injustices à travers le monde. « Nous on fabrique des bombes. De plus en plus en plus de bombes. Nous on fabrique des bombes. On peut en tuer des millions à la ronde. » Percutant.
C’est toutefois lorsque le rockeur a chanté son plus gros succès en dernière partie du show, « J’entends frapper », que le party a véritablement commencé. Les gens se sont mis à danser. Même parmi les invités VIP, certains se sont laissés aller à danser sur les tables.
Peut-être aurait-il dû la chanter avant.
Malheureusement, deux heures n’étaient pas suffisantes pour entendre tous les bons succès de Pag. On en aurait voulu encore.
(Photo: Roger Lacoste)
(Photo: Roger Lacoste)