Mean Dean
C'est vilain à dire, mais les désastres naturels qui se produisent dans les autres régions du globe ne m'ont jamais réellement touchée. D'abord, le nombre de cataclysmes et les pertes astronomiques de vies humaines simultanément rapportés dans les bulletins de nouvelles m'ont en quelque sorte désensibilisée. D'entendre qu'il y a eu 300 morts dans un tremblement de terre au Pérou ne me fait ressentir rien de concret. C'est triste, j'en conviens, mais ça ne m'empêche pas de dormir.
Que pourrais-je y changer de toute manière?
Néanmoins, pour la première fois, je me suis inquiétée de ce qui ce passait à des milliers de kilomètres du Québec cette semaine. Alors que l'ouragan Dean menaçait la péninsule du Yucatán, au Mexique, j'ai beaucoup pensé au personnel de l'hôtel où je me trouvais il y a à peine deux semaines, et à l'ensemble des résidants de la région. Dès mardi soir, j'ai suivi les nouvelles afin de connaître leur situation, et j'ai été un peu soulagée d'apprendre que Dean avait perdu de sa vélocité après avoir frappé de plein fouet plusieurs pays situés dans le golfe du Mexique. Je songeais à Maria Carmen, Sergio, Daniel, Jesus et tous les autres, espérant qu'ils soient tous à l'abri et que leurs maisons ne soient pas trop endommagées, car j'imagine que le concept d'assurance-habitation n'est pas trop élaboré à Cancún…Finalement, il paraîtrait qu'ils ont été épargnés jusqu'à maintenant. Reste à savoir si les pluies diluviennes et les trompes marines qui sévissent actuellement là-bas les ménageront…
De retour de mon premier voyage, je me rends compte que ma perception du monde a changé, je m'intéresse à un événement qui ne m'aurait fait ni chaud ni froid auparavant. J'ai du mal à imaginer ce qu'elle deviendra lorsque j'aurai visité tous les pays que je souhaite explorer un jour !