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Enfin une cour d'école digne de ce nom

Pour les enfants des écoles institutionnelles de Charlemagne

Marc Gendron par Marc Gendron
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Article mis en ligne le 19 septembre 2007 à 13:09
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Enfin une cour d'école digne de ce nom
Le maire de Charlemagne, Normand Grenier, en avait long à dire sur l'implication de sa municipalité dans ce projet. - Photo: Roger Lacoste
Enfin une cour d'école digne de ce nom
Pour les enfants des écoles institutionnelles de Charlemagne
Il aura fallu plus de six ans et des investissements frôlant les 60 000 $ avant que le projet n'aboutisse, mais le spectacle qui s'est offert aux jeunes des écoles institutionnelles de Charlemagne lors de leur rentrée en classe aura sans doute eu de quoi faire oublier cette longue attente. Cette année, la cour déserte et boueuse d'antan a cédé le pas à une jolie cour gazonnée, ornée de jeux multifonctions et de dessins sur le sol.
Pour concrétiser ce projet, il aura fallu un investissement de 20 000 $ de la part de la municipalité de Charlemagne pour réaliser la partie gazonnée du terrain.

« J'ai de la difficulté à comprendre qu'il ait fallu tant de temps avant que les jeunes aient une cour de récréation décente », confie Normand Grenier, maire de Charlemagne. « Nous avons décidé d'investir pour le bien des enfants de notre communauté bien qu'il m'apparaît évident que cet investissement aurait dû venir d'ailleurs. »

M. Grenier ne mâche d'ailleurs pas ses mots à ce sujet, alléguant qu'il en est habituellement de la responsabilité de la Commission scolaire des Affluents de voir à la réalisation de tels projets.

« Il y a une guerre intestine au sein de la commission scolaire et je crains que ce soient les élèves qui en paient le prix », poursuit-il. « Ici, à Charlemagne, il y a des écoles qui sont désuètes et qui auraient besoin de travaux et, malgré les demandes des directeurs, rien n'avance. Je ne vois pas l'intérêt d'avoir des surplus budgétaires à la commission scolaire si les surplus ne sont pas réinvestis. »
Autre son de cloche
« Il est tout à fait normal, et souhaitable, que la communauté investisse ainsi dans les infrastructures scolaires », réagit Thomas Duzyk, directeur général de la Commission scolaire des Affluents.

« Nous fournissons un budget à chaque direction d'école et il en va de sa responsabilité d'en déterminer l'utilisation », soutient-il. « Nous pouvons allouer de l'argent supplémentaire pour réaliser des travaux d'urgence dans le cas de situations où la sécurité des élèves serait compromise, mais ce n'était pas le cas à l'école Sainte-Marie-des-Anges. »
Un travail de longue haleine
Quoi qu'il en soit, le projet est maintenant bel et bien concrétisé, et ce, grâce au travail acharné du comité de parents, en particulier de M. Martin Sauvageau et de la responsable du service de garde, Mme Sylvie Forest.

Ce projet a d'ailleurs mobilisé tous les intervenants du milieu qu'il s'agisse des enseignants, des directions des écoles Sainte-Jude, Sainte-Marie-des-Anges et La Passerelle, le service de garde, les parents et les autorités municipales puisque le parc sera accessible à l'ensemble des jeunes de Charlemagne.

Tout au long du cheminement de ce projet, les objectifs d'intégration, de développement moteur et relationnel, d'interaction et de coopération ont été gardés en tête.

À en croire ce qui était inscrit dans la carte de remerciements adressée au maire Grenier et préparée par les élèves de l'école, l'aménagement de la cour de récréation fera toute la différence dans la vie des tout-petits.

Ainsi, plutôt que de sauter dans la boue, de se bousculer et d'attendre avec impatience la fin de la récréation, les élèves pourront enfin s'adonner à leur activité préférée : jouer en toute amitié.
« Il y a une guerre intestine au sein de la commission scolaire et je crains que ce soient les élèves qui en paient le prix »
-Normand Grenier, maire de Charlemagne

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