LES PARENTS PAUVRES DU TRANSPORT EN COMMUN
Qui a répondu au sondage sur l’indice relatif de bonheur qui place la ville de Repentigny en première position? Certainement pas les usagers du transport en commun.
J’utilise le service de transport en commun Repentigny/Montréal de façon régulière depuis 2003. D’année en année, je suis de plus en plus insatisfaite du service, car le niveau d’achalandage augmente, tandis que le service diminue.
Il arrive souvent que des autobus soient en retard en raison de l’achalandage sur les routes. Il serait grandement temps de songer à l’ouverture d’une ou de plusieurs voies réservées sur la rue Sherbrooke et/ou sur l’autoroute 40. Les autobus sont aussi parfois en retard ou certains départs annulés en raison de pannes ou accident, par exemple. La solution? Prévoir des autobus supplémentaires et des chauffeurs en « stand-by » pour éviter le plus possible de perturber le service dans ces cas-là.
Depuis l’hiver dernier, une nouvelle réalité est vécue par de plus en plus d’usagers : le fait de devoir faire le voyage Repentigny/Montréal debout et tassés comme des sardines. Il faut augmenter le nombre de départs des circuits qui desservent cette route. Le trajet est beaucoup trop long, tout le monde devrait avoir une place assise. C’est une question de volonté d’offrir un service à la clientèle adéquat et surtout une question de sécurité. Par ailleurs, ces derniers temps, les autobus sont bondés au point que certains usagers ne peuvent pas monter à bord. Ils doivent poireauter sur le coin de la rue en attente du prochain autobus sans savoir s’ils pourront y monter.
De plus, depuis cet automne certains circuits ne s’arrêtent plus au Centre d’échange. Quelle en est la raison? Selon moi, ce terminus d’autobus est le centre névralgique du service de transport en commun de Repentigny. Pourquoi cesser de l’exploiter?
Certains diront que les solutions à ces problèmes sont coûteuses. Je leur répondrai qu’il suffit de savoir prioriser les dépenses : par exemple, avions-nous vraiment besoin de fleurs lumineuses sur la rue Notre-Dame?
Il y en aura aussi qui diront ne pas vouloir trop investir dans le transport terrestre, en raison de l’arrivée prochaine du train de banlieue. Malheureusement, le projet de train en est encore au stade embryonnaire. Aucun wagon n’est sur les rails et l’échéance est constamment reportée. Je pense que je serai à la retraite avant que la MRC ne soit desservie par un train de banlieue. Et j’ai 36 ans…
La Ville de Repentigny a une politique environnementale très élaborée (pesticide, arrosage, récupération, gestion des déchets, etc.) Malheureusement, l’usage du transport en commun est totalement absent de cette politique, qui est pourtant un moyen de protéger notre environnement en plus de désengorger nos routes. Je demanderais donc aux décideurs de la Ville et de la MRC d’agir dans l’immédiat pour que nous ayons un service adéquat, avant que d’autres citoyens ne décident, comme madame Suzie Desrosiers, ancienne président du comité Accès L’Assomption, de quitter la région.
Annie Dionne
Résidante insatisfaite de Repentigny