Désespérée
Je demeure à Repentigny depuis 10 ans et j'utilise le transport en commun pour me rendre au Centre-ville depuis 5 ans. Depuis ce moment, la disponibilité des départs n'a cesser de diminuer.
Depuis le 26 août, il a eu des nouveaux changements d'horaire, et c'est pire que pire. Je prend l'autobus au Centre d'échange à tout les matins et la ligne pour prendre l'autobus Express 4 est d'environ 100 personnes. Cela attend jusqu'au stationnement. Quand l'autobus arrive, c'est sur qu'elle ne peut embarquer tout le monde. Les alternatives sont soit de prendre le circuit 3, 5 minutes plus tard et qui prend beaucoup plus de temps. Sinon, 10 minutes plus tard , le circuit 20, qui lui prend l'autoroute 40. Cette dernière rentre en plein dans le trafic de l'autoroute, mettons que c'est vraiment une perte de temps. Si nous voulons attendre l'autre Express, celle-ci passe 25 minutes plus tard.
L'Express, quand a elle, fait 2 autres arrêt, soit au coin d'Iberville et Cherrier et à la Place Repentigny. Souvent puisque l'autobus part du Centre d'échange pleine, elle n'arrête pas a ces endroits, laissant derrière elle, plusieurs utilisateurs.
La modification d'horaire du 26 août a entrainé la suppression de 2 départ. Avant nous avions, 6h00-6h15-6h30-6h40-6h50-7h00. Maintenant, 6h00-6h25-6h50-7h00. La Ville a supprimé 2 départs, pour mettre le circuit 20 à 6h35, mais qui prend l'autoroute et cela prend beaucoup plus de temps. Également, avant l'Express partait du Centre d'échange, maintenant son premier départ est au coin de Jacques Plante, donc quand l'autobus arrive au Centre d'échange, il y pas mal de gens dedans. Avant c'était seulement le circuit 3 qui desservait ce secteur. Aussi avant, tout les circuits de la 3 passait par le centre d'échange, cela était une alternative si l'Express était pleine, maintenant, il y en que quelque une.
Nous sommes plusieurs citoyens qui ont appelé à la Ville de Repentigny pour porter plaintes, mais on nous dit pas grand-chose, seulement qu'il prenne nos commentaires et qu'elle va essayer de voir le directeur entre 2 rendez-vous.
On nous demande de prendre le transport en commun afin de réduire la circulation et la pollution???
Ce matin, l'autobus n'a pas pu embarquer les gens pour les 3 dernières arrêt de Repentigny, laissant environ 25 personnes, soit au coin d'Iberville et Notre-Dame, Place Repentigny et au coin de la 640.
Je me tourne vers vous, peut-être que votre intervention dans notre journal de quartier pourrait faire bouger les choses.
Je vous remercie à l'avance.
Une lectrice désespérée
Dominique Péloquin
Danielle A.
Commentaire mis en ligne le 10 avril 2008…Trois heures et demie de transport par jour, en moyenne, que cela m’a pris, durant ces derniers mois, pour me rendre au centre-ville de Montréal. Et je demeure à 10 min du centre d’échange…
Mes collègues de travail sympathisent avec moi. Il y a deux ans, une dame de l’Assomption s’était intégrée à l’équipe. Elle a rempli son contrat de six mois et a remis sa démission à bout de nerfs, signifiant que le voyagement l’avait épuisée.
Victimes du transport en commun repentignois, nous avons tous été témoins de démissions, de déménagements, et de crises de nerfs -des passagers, comme de ce chauffeur qui a le pied pesant et ne rate aucun nid de poule (laissez-moi vous dire que cela brasse!)- en relation avec nos heures perdues à attendre l’autobus. Pour ma part,
j’ai abandonné mes études à l’Université de Montréal et je m’interroge, de temps à autre, sur mon orientation professionnelle.
Il y a un bémol à toute cette tragédie : on entend siffler le train de banlieue, au loin. Les projets d’agrandissement du Pont Rivest font rêver. À ce sujet, madame Deschamps mérite de sincères félicitations, car elle ne se contente pas de faire agrandir un pont, elle y fera planter des arbres, élargir les trottoirs. Il aurait fallu qu’il ait six voies, ce pont, mais on peut comprendre que le boulevard Lacombe ne s’élargit pas comme on veut.
Enfin, le dos en bémol, je continue de prendre l’autobus en espérant que mon cauchemar se règlera bien avant 2010. Mes fils étudieront tous les deux à l’extérieur l’an prochain. Ils n’ont pas de voiture. Et je ne voudrais pas qu’ils abandonnent leurs études pour une question de transport.