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L’homme qui me ressemble s’appelle Damien Robitaille

Reine Côté par Reine Côté
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Article mis en ligne le 30 octobre 2007 à 15:38
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L’homme qui me ressemble s’appelle Damien Robitaille
Damien Robitaille, le 1er novembre à Lavaltrie. (Photo: Courtoisie)
L’homme qui me ressemble s’appelle Damien Robitaille
Vous ne connaissez pas encore Damien Robitaille? Il suffit d’aller faire un petit tour à la Chasse-Galerie, à Lavaltrie, le 1er novembre, vers les 20h30, pour découvrir la sympathique binette de ce franco-ontarien qui s’est installé depuis peu à Montréal dans l’espoir d’y faire carrière dans la chanson.
Le nom de Robitaille circule depuis moins de deux ans dans la métropole. Pourtant, plusieurs critiques tombent sous le charme de ce jeune auteur-compositeur-interprète de 25 ans. Son répertoire country-folk sans prétention arrosé d’une sauce d’humour plaît et accroche le public. Nominé au dernier gala de l’ADISQ dans les catégories : « auteur ou compositeur » et « révélation de l’année », le petit gars du village de Lafontaine a fait bien du chemin en quelques années.

Après avoir étudié le piano classique pendant quelques années, Damien s’est mis en tête de se rapprocher de la culture francophone, celle de son père. Baigné dans un univers anglophone aussi bien à la maison avec sa mère qu’à l’extérieur, il était curieux d’en savoir davantage sur cette « petite communauté» québécoise dont plusieurs de ses voisins de Lafontaine sont issus mais inévitablement assimilés par les anglophones au fil des générations. « C’est par fierté que j’ai choisi le français, lance Damien, au bout du fil. C’est pour protéger cette langue. » C’est que l’artiste connaît aussi son histoire. Beaucoup de francophones sont arrivés en Ontario à partir de 1850. « Il y a plus de 500 000 francophones établis en Ontario », tient à préciser le chanteur.

Dans sa quête d’identité, le jeune franco-ontarien avait envie de créer une musique originale. Il a donc mis le cap sur le Québec en 2004, question de trouver une inspiration réellement francophone. Il s’arrêtera dans un premier temps à Granby où, pendant neuf mois, il apprendra les rudiments du métier de la scène à l’École nationale de la chanson. Après, il s’est installé à Montréal. Il ne connaissait personne mais sa volonté n’avait d’égale que sa curiosité.

Damien Robitaille ne regrette pas son choix. « J’aime bien vivre au Québec. La culture québécoise, c’est comme un micro-climat. C’est comme une petite communauté. »

En écrivant des chansons en français, Damien veut montrer aux gens que les Québécois et les francophones hors famille sont de la même famille. « Je veux établir des ponts entre anglophones et francophones », dit Damien, dans un français impeccable malgré l’accent.

Le jeune chanteur parle un peu de tout, de ce qui l’entoure, de ce qui le préoccupe comme l’amour et la mort. Il aime en parler en utilisant quelques métaphores. Il écoute Bach, Glenn Gould, the Beach Boys, the Beatles. Les artistes Québécois, c’est un univers qu’il découvre petit à petit. Damien Robitaille est présentement en tournée à travers le Québec pour présenter « L’homme qui me ressemble ». Il y intègre également quelques pièces nouvelles qui pourraient se retrouver sur un second album qu’il espère enregistrer d’ici la fin 2008.

(Photo: Courtoisie)

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