Fâchée, déprimée, envieuse et râleuse
…bref, tout va pour le mieux cette semaine.
Non seulement suis-je aux prises avec un pourri de lâche de la pire espèce qui profère des menaces anonymes sur ma boîte vocale ( il paraîtrait que c'est monnaie courante dans mon domaine ), mais en plus c'est le début du mois de novembre. Le Mois des morts. Quoi de plus déprimant, mais tout à fait dans le ton…
Parler de la mort ou réfléchir à la réalité inéluctable de la mort, surtout de sa propre mort, est un exercice qui en rebute plusieurs. On ne s’y arrête pas assez.
Pourtant, c'est en y pensant qu'on apprécie le plus la vie.
Chaque jour, les bulletins d’informations nous rapportent le décès de plusieurs personnes, mortes dans des circonstances les plus horribles les unes que les autres. La mort n’est pas une réalité virtuelle. Néanmoins, elle semble loin de nous, particulièrement lorsqu'on est jeune et en santé comme moi.
Je n'aime pas trop songer à ma propre mort. Toutefois, je suis vraiment envieuse de quelqu'un qui sait qu'il va bientôt mourir, et ce à coup sûr. Comprenez-moi bien, ne je suis jalouse que des circonstances de son futur trépas, rien d'autre. Il s'agit d'un Lithuanien de 102 ans qui s'est marié la semaine dernière avec une « jeune » de 76 ans. En toute naïveté, je me dis qu'il ne peut faire autrement que de crever heureux, peut-être même exhalera-t-il son dernier soupir lors de sa lune de miel. J'imagine que pour se marier à cet âge vénérable, il faut vraiment être amoureux!
À moins qu'il tente simplement de s'achever…Hihihi!