Sara May Vézeau , une jeune fille de 15 ans qui rêve de faire carrière dans la chanson.
(Photo:Roger Lacoste)
Sara May Vézeau, l’ange de Grégory
Sara May Vézeau. Un nom à retenir. À 15 ans, cette jeune repentignoise a été choisie pour être l’un des six anges de Grégory Charles sur le nouvel album « Les Anges ».
L’album « Les anges » est un projet mettant en vedette le célèbre Grégory au piano accompagné de six jeunes âgées de 11 à 15 ans.
Au début de l’année 2007, Grégory Charles et son équipe se sont mis à la recherche de jeunes garçons et jeunes filles ayant de véritables voix d’anges, emplies de pureté et d’émotions. L’enregistrement d’un album en était le but, mais le projet est demeuré bien secret jusqu’à la toute dernière minute. L’équipe de Grégory s’est contenté d’annoncer des auditions mentionnant que l’on recherchait des voix d’anges. Trois cent jeunes ont accouru aux auditions. Après une première sélection de 40 jeunes, six ont finalement été retenus. Sara May fait partie de ces six candidats retenus. « Quand j’ai appris la nouvelle, j’ai pleuré », confie Sara May, en entrevue. « On sent que nos efforts n’ont pas servi à rien.»
Les siens du moins. Car la jeune Sara May travaille fort pour se faire une place au soleil dans le monde la chanson. Depuis l’âge de cinq ans, elle suit des cours de chant. Et l’idée ne vient pas de maman mais bien d’elle. « Sara May a toujours aimé chanté, raconte maman Ghyslaine. Elle m’est arrivée comme ça, un jour, en me disant qu’elle voulait suivre des cours de chant. » Un enfant précoce et éveillé. Et la belle aux yeux bridés ne lâche pas. D’autres cours suivront avec l’apprentissage de techniques vocales précises. Son but? Un brin timide, elle hésite à la dire. Mais lorsqu’elle affirme que Céline Dion est son idole, on s’en doute un peu. « The sky is the limit.» Si sa formation vocale a bien préparé sa voix grave et forte à interpréter les mélodies les plus trébuchantes, elle lui a donné une grande confiance en elle. Un atout majeur dans ce métier, on en conviendra. Comme le désir d’apprendre et d’être encore meilleure. Une perfectionniste, Sara May. Depuis sa première année de secondaire, elle étudie à L’école Armand-Corbeil, à Terrebonne, une institution offrant un programme d’art dramatique. À l’aide de ses cours de diction et de jeu, elle se prépare pour la scène. Ambitieuse, elle pense à tout. Il y a effectivement de la graine de Céline dans cette jeune fille bien décidée. « Je veux être chanteuse, je veux être à l’aise sur scène », annonce Sara May, le regard allumé.
En 2006, elle participe au Téléthon Enfant soleil et se classe en septième place parmi tous les interprètes présents. Elle a aussi pris part au Gala Révélation où elle a terminé comme quatrième finaliste. Sympathique, bavarde, elle cache difficilement sa fierté.
Elle est pleine d’espoir aussi. On sent qu’à la maison, l’attitude positive a toujours été de mise. « Moi, je me dis : crois en tes rêves. Si tu as un rêve, essaie de l’atteindre. Mes parents m’y encouragent et font tout pour moi », reconnaît Sara May qui a fait connaissance avec sa nouvelle famille en sol chinois, quelques temps après sa naissance.
Pourtant, l’adolescente à la chevelure d’ébène nourrit un autre rêve : elle aimerait devenir médecin. « J’aimerais sauver des vies », confie la jeune repentignoise.
En attendant, elle prépare aussi son propre album avec la collaboration d’auteurs réputés. On n’en prévoit cependant pas la sortie avant 2008, car elle a signé un contrat d’exclusivité avec le projet des Anges pour dix-huit mois. Nous cacherait-on quelque chose de plus gros que la sortie de l’album avec ce projet-là? Ghyslaine Mailloux, la maman de Sara May sourit et fait allusion à quelque chose qui s’en vient mais elle a promis la discrétion. Tiens, tiens, Noël s’en vient…
Sara May est heureuse de sa rencontre avec Grégory Charles. « Grégory, c’est un bon professeur. Il est exigeant mais il est juste et arrive à son but », souligne Mme Mailloux.
En plus d’avoir participé au lancement de l’album en grandes pompes au Château Dufresne devant une foule de médias et de photographes, Sara May a assisté au Gala de l’ADISQ habillée pour la circonstance. Celle que son entourage surnomme Miss sacoche – elle en a toute une collection, dit-on - a ainsi eu l’occasion de voir de près tous ces artistes qu’elle souhaite bien voir sur son chemin bientôt. On le lui souhaite.
(Photo:Roger Lacoste)