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Résistance étudiante

Marc Gendron par Marc Gendron
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Article mis en ligne le 16 novembre 2007 à 11:40
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Résistance étudiante
Croyez-le ou non, j’ai des souvenirs très précis de mon passage au Cégep bien que mon entrée s’y soit déroulée il y a près de douze ans. Eh oui, j’ai déjà été un étudiant… comment dirais-je…engagé!

Pour un oui ou pour un non, on se réunissait en assemblée générale à la cafétéria pour débattre d’enjeux qui nous paraissaient primordiaux. Je me souviens d’avoir pris la parole pour proposer de boycotter les prochaines élections provinciales, croyant innocemment que l’abstention de toute la communauté estudiantine québécoise de se prévaloir de son droit de vote aurait de quoi faire trembler le PQ et son premier ministre de l’époque, Lucien Bouchard.

Je me souviens aussi de l’euphorie qui nous habitait lorsque, par une écrasante majorité, nous avons voté en faveur d’une journée de grève pour protester sans doute contre une hausse des frais de scolarité.

Alors que nous étions des centaines à nous prononcer pour ce moyen de pression, ils n’étaient qu’une poignée à faire du piquetage le jour de la grève pendant que les autres, moi y compris, se la coulaient douce, bien au chaud chez papa et maman.

À quoi bon?

Je peux comprendre que, pour certains, une hausse de 50 dollars par session peut représenter beaucoup, mais pour la plupart, cette hausse est plus que négligeable. C’est tout à fait normal de résister lorsque l’on se fait imposer de tels changements contre notre gré, mais il faut aussi faire preuve de bon sens lorsque l’effort demandé est raisonnable.

Bon, ok, le gouvernement n’a jamais eu la cote auprès des étudiants, mais ces derniers ne devraient pas oublier que, bien qu’ils profitent d’un léger sursis pendant leurs études, ils finiront par ramasser la facture un jour ou l’autre.

Soit en remboursant leurs prêts, soit en payant leurs impôts.

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