Le récent livre de Mathieu Bock-Côté soulève des questions et mêmes des passions.
- (Photo:Roger Lacoste)
Mathieu Bock-Côté : non censuré
Conférence de la Société Saint-Jean-Baptiste section Pierre-Le Gardeur
Qui sont les Québécois ? Voilà le genre de question qu'on se pose à la sortie de la conférence de Mathieu Bock-Côté. Loin d'avoir la langue dans sa poche, l'étudiant au doctorat en sociologie à l'Université du Québec à Montréal a brassé quelques réflexions politiques avec les Repentignois, mardi dernier, au restaurant Wilfrid Pasta Bar.
Après une tournée dans plusieurs villes québécoises, Mathieu Bock-Côté termine sa série de conférences à Repentigny. Fortement inspirée de son récent livre paru aux éditions Boréal «La Dénationalisation tranquille», la conférence du sociologue de 27 ans pose un regard d'actualité sur l'identité nationale et les accommodements raisonnables.
En tentant de définir le nationalisme québécois, Mathieu Bock-Côté explique que les politiciens ont tendance à oublier le passé afin de reconstruire une histoire mettant en scène la totalité des résidants du Québec. Selon le conférencier, les politiciens essaient d'effacer les traces des québécois « pure laine ». En résumé, il mentionne que les leaders de la province ont renoncé à la langue française, oublier les sociétés de base et interdit de parler de la majorité québécoise. « À tout sacrifier, que va-t-il rester ? », demande Mathieu Bock-Côté. Selon le sociologue, les politiciens devraient dire « oui » aux appartenances multiples, mais rester conscients de l'intolérance des Québécois. À ce titre, il cite Pauline Marois en exemple:« Il faut refuser que le Québec soit une page blanche tout en gardant le livre ouvert ».
Futur dirigeant
Soulevés avec convictions, les propos de Mathieu Bock-Côté ont réussi à captiver la trentaine de spectateurs présents à la conférence. La soirée c'est véritablement déroulée dans une ambiance politique, les participants applaudissant entre les phrases du conférencier. Même si le jeune homme a la voix et le profil d'un politicien, il précise que pour l'instant il se concentre à terminer ses études. Le doctorat qu'il compose fera d'ailleurs l'objet d'un deuxième livre. Son histoire en politique est donc loin d'être terminée.
Quant à la Société Saint-Jean-Baptiste section Pierre-Le Gardeur, elle organise tout au long de l'année des conférences en lien avec l'identité nationale et la défense de la langue française. La prochaine soirée aura lieu en février 2008.