Vingt ans sur la route de Luc de Larochellière
Luc de Larochellière arrive enfin à L’Assomption. Le 19 janvier, il sera sur la scène du Théâtre Hector-Charland dans le cadre de sa tournée « Vingt ans sur la route ».
En 2006, le réputé chanteur fêtait ses vingt de carrière. Un peu pour souligner l’événement, il a amorcé une tournée qui l’a mené un peu partout au Québec de même qu’au Nouveau-Brunswick et à Terre-Neuve.
Mais sa réputation déborde de nos frontières. Depuis longtemps. En Europe, « Cash city » a rapidement pris d’assaut les ondes des stations de radio lors de sa sortie. Ce succès l’a fait connaître sur la scène mondiale. Ici, dans sa patrie québécoise, c’est plutôt « Si fragile » qu’on retient comme classique parmi ses classiques.
L’auteur de « Amère America » s’est vite distingué avec ce premier album au ton social engagé. Le propos sombre, presque prophétique, de son regard critique envers nos voisins états-uniens l’ont vite rangé dans la catégorie des grands auteurs québécois. Aujourd’hui encore, on lui parle de ses premières oeuvres tant leur propos est percutant. Parmi ses nombreux succès, Luc de Larochellière estime que c’est « Cash city » qui vieillit le mieux. Qui oserait le contredire lorsqu’on constate le dérapage du système capitaliste américain? « Je pense que la situation est pire qu’elle ne l’était, affirme le chanteur. Il y a même des gens qui me disent que ces chansons sont plus actuelles aujourd’hui. »
Pas pour rien qu’il les rechante encore et encore. C’est aussi que les gens lui redemandent ses succès. Quand il a monté sa tournée, il était clair pour lui qu’il devait retourner un peu en arrière. Même s’il se dit pas très enclin à la nostalgie.
Il fera toutefois connaître trois nouvelles chansons qu’il a composées en vue d’un nouvel album qui sortira à l’automne 2008. Question de mettre un peu d’actualité dans son show « best off » Le chanteur qui lance des albums au compte-goutte – sept albums en 21 ans – est en pleine période d’écriture à l’heure actuelle. Des chansons, il en a plein la tête et n’a pas envie de se censurer.
De quoi sera-t-il question? Que reste-t-il du chanteur engagé d’il y a 20 ans? « Je suis toujours le même gars. Le fond n’a pas changé. Tout le monde doit rester fidèle à ses préoccupations. Si je les chante encore mes chansons, c’est que je les assume. »
« La création artistique se nourrit de nos sensibilités personnelles », lance Luc de Larochellière. Justement, qu’est-ce qui le touche en ce moment? « Les changements climatiques. Et on voit arriver la facture. Le retour au fanatisme religieux qu’on pensait disparu », répond le chanteur, surpris par le mépris qui le nourrit.
Luc de Larochellière ne sait pas encore ce qui figurera sur son prochain album. Une chose est cependant sûre pour lui. « Mon seul but, c’est d’aller toucher les gens. Sinon, pourquoi enregistrer ça? » Sur la scène du Théâtre Hector-Charland, le 19 janvier, le chanteur qui vient de franchir le seuil de la quarantaine offrira un beau cadeau à ses fans fidèles avec les amenant avec lui sur la route qu’il parcourt depuis 20 ans.
Il avait à peine 20 ans lorsque sa carrière a démarré et le succès n’a jamais cessé.
(Photo:Courtoisie)