Une année chargée pour François Legault
Bilan de 2007 du député péquiste
Nul doute que l'année qui s'achève n'aura été de tout repos pour le député de Rousseau, qui s'est retrouvé seul représentant du PQ dans le caucus de Lanaudière lors de l'élection en mars dernier. François Legault s'est tout de même penché sur de nombreux dossiers en 2007, notamment à Saint-Lin-Laurentides.
Ayant d'abord relevé la mise sur pied de la CREÉÉ au cours des derniers mois, François Legault n'est pas convaincu par les demandes de l'organisation. « Bien qu'une coalition ait récemment été créée à cet égard dans la région, je crois au maintien des crédits d'impôts pour les régions ressources, tout comme Mario Dumont l'a déclaré en juin. Je crois néanmoins qu'il est important de baliser les subventions pour que les entreprises de Lanaudière afin qu'elles ne subissent les conséquences de transferts vers des régions telle la Gaspésie, par exemple. Il faut que de nouvelles ressources soient ajoutées pour les industries » a expliqué le député.
Évoquant les pertes subies par les producteurs de porc de la région et les nombreux travailleurs qui ont perdu leur emploi en 2007, M. Legault a par la suite dénoncé la baisse de la TPS qui sera instaurée incessamment. « Il faut récupérer ces sommes énormes pour les réinvestir dans les dossiers prioritaires, soit l'économie, l'agriculture, la santé et l'éducation », a-t-il affirmé, ajoutant que la TVQ devrait être augmentée de 1 % afin de pallier à la situation. « On veut investir davantage, on reconnaît qu'on a des besoins grandissants, mais on coupe les revenus », a souligné M. Legault, évoquant ensuite le changement de vocation de la Caisse de dépôt, qui est selon lui vouée au rendement, plutôt qu'à tenter de garder les entreprises au Québec, depuis quatre ans.
Le député de Rousseau a déclaré vouloir s'investir davantage dans le dossier de l'éducation dès le début de 2008, entre autres dans le but d'accroître les offres de cours de niveau professionnel. « Avec le taux de décrochage des garçons avant l'obtention du diplôme d'études secondaire dans la région, soit près des deux tiers, il faut miser sur les écoles de métier et réinvestir dans ces écoles pour avoir un meilleur suivi, des formations plus accessibles. La communauté doit se mobiliser et des efforts doivent être faits dans les écoles. Nous allons travailler avec les nouveaux commissaires à cet effet », a-t-il conclu.