Les contraintes de l'hiver
Gestion des neiges usées dans la MRC
Ah! Comme la neige a neigé. Il ne suffit que de quelques heures pour que le blanc manteau recouvrant les routes prenne un ton gris ou brunâtre, notamment à cause de l'épandage d'abrasifs. Du reste, on y retrouve également des contaminants tels des ferrocyanures, des phosphates, du calcium, des débris de métal, ainsi que diverses des huiles, et ce, dès le lendemain d'une tempête.
Les municipalités doivent respecter certaines mesures lorsqu'il est question d'élimination de chargements des neiges usées. Autrefois, alors que l'on disposait de cette matière polluante dans les cours d'eau ou en bordure de ceux-ci, le gouvernement avait évalué qu'il existait quelque 115 points de décharge dans les cours d'eau de la province. Depuis 1988, les villes doivent de départir des neiges usées ramassées sur le territoire dans des sites aménagés à cet effet. Ces dépôts terrestres permettent le traitement des eaux de fonte, entre autres par le biais d'aires d'accumulation pour la réception de la neige et d'aires de traitement pour les eaux de fonte et de ruissellement.
Ainsi, les Villes de Charlemagne et de Repentigny déposent leurs neiges usées sur le site appartenant à Excavation Mascouche, situé sur le chemin de la Cabane Ronde à Mascouche. Ceux-ci sont liés au promoteur par un contrat de cinq ans, dont la tarification est établie au mètre cube.
La Ville de L'Assomption dispose quant à elle de son propre site, d'une capacité de 90 000 mètres cube et aménagé en 2001, sur le chemin des Commissaires. De cette façon, celle-ci n'est pas assujettie à un contrat basé sur la quantité de neige déposée, mais doit tout de même défrayer les coûts liés au traitement des chargements. La Ville de L'Épiphanie utilise d'ailleurs le site de L'Assomption.