Parce que la vie se tricote comme un refrain
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En début d’année 2007, le nom de Tricot Machine était inconnu de tous. Un an plus tard, tout le monde a en tête un petit bout de refrain tiré de leur premier album paru en mars dernier. Le 25 janvier, le duo composé de Catherine Leduc et Matthieu Beaumont sera sur la scène du Théâtre Hector-Charland.
La carrière toute neuve du couple Leduc-Beaumont n’est pas le fruit de longues années de travail mais plutôt celui du hasard. Un petit démo envoyé au réalisateur David Brunet. Puis, surprise, une proposition d’enregistrement pour juillet. En mars 2007, le couple lance leur album sous le nom de Tricot Machine, l’occupation principale de Catherine. Le succès ne tarde pas et Tricot Machine vend jusqu’à 30 000 copies de leur cd en moins d’un an. Un résultat bien loin des 500 copies qu’ils pensaient vendre.
En novembre dernier, le Gala de l’ADISQ leur réserve toute une surprise en leur décernant le Félix de la Révélation de l’année en plus de celui de la plus belle pochette. « C’est presque surréaliste, lance Catherine Leduc au bout du fil. Déjà d’être en nomination, c’était un tour de force car l’album n’est sorti qu’en mars. C’est une belle reconnaissance du milieu. »
Les auteurs de « L’ours » semblent avoir trouvé la voie qui leur convient: simplicité et intégrité.
« Il faut imposer sa propre couleur. Je prône l’idée de faire les choses selon sa propre personnalité sans se laisser embarquer par la « grosse machine ». Faut encourager la relève qui ose suivre sa propre voie », affirme la sympathique tricoteuse.
En écrivant leurs premières chansons, le couple Leduc-Beaumont n’imaginait pas forcément une carrière artistique. « C’était juste une inspiration spontanée. Je n’ai jamais pensé que ça transformerais notre vie comme ça », fait savoir Catherine qui ressent même un peu de culpabilité quand elle songe aux artistes qui travaillent pendant des années avant de connaître un peu de succès. « Mais, on ne sait pas combien de temps ça va durer, alors il faut en profiter le plus possible. »
Tricot Machine sera donc de passage à L’Assomption le 25 janvier avec toute leur gang, leur fanfare comme se plaît à l’appeler Catherine. « Ce sera très festif sur scène par moment et intimiste à d’autres moments. Mais on aura du plaisir. »
Difficile de travailler en couple? « C’est beaucoup plus facile de vivre ça à deux. On a toute sorte de beaux moments et on les vit ensemble. C’est un beau petit rêve. »
Tricot Machine : Catherine la tricoteuse et Matthieu, le biologiste.
(Photo:Courtoisie)