L'Église de L'Épiphanie se croise les doigts pour que sa situation financière s'améliore.(Photo : Roger Lacoste )
L'Église de L'Épiphanie maintient un équilibre budgétaire
La santé de l'Église de L'Épiphanie ressemble à celle de bien de ses homologues sur la scène provinciale, elle est précaire.
On connaît la chanson, les églises ne sont plus les lieux de rencontre qu'elles étaient il y a bien des années. Au lieu de s'écraser à regarder la parade, plusieurs mettent la main à la pâte pour redonner à l'Église un nouveau souffle. En fait, changer les paroles de la chanson. Le président de la fabrique de L'Épiphanie, Daniel Archambault est de ceux-là. « Actuellement on est confronté avec des dépenses croissantes et des revenus décroissants. Je dirai que depuis deux ans, on arrive à un équilibre budgétaire. Dire qu'avant, certaines églises avaient un surplus annuel. Ce montant servait à pallier les problèmes. On parlait de 6000, 7000 $ par année », mentionne M. Archambault.
Pour arriver à un équilibre budgétaire, le président et toute son équipe doivent année après année trouver des solutions. « Bien que les gens de L'Épiphanie sont généreux, l'Église est moins fréquentée. On connaît toujours de beaux temps des Fêtes, mais après…L'argent recueilli aux messes et lors de la dîme annuelle n'est plus suffisant. On n'a plus le choix, il faut réduire quelque part. Je prends le cas du secrétariat au presbytère. Avant, on avait une personne cinq jours sur cinq et maintenant, elle est là une demi-journée.[…] Nous, on est quand même chanceux dans notre malchance. Notre Église a brûlé, il y a une quinzaine d'années. On l'a refait à neuf. On n'a donc pas de problèmes de rénovations comme plusieurs autres églises. On n'a pas besoin d'autant d'entretien. » Cette année l'Église à dépenser pour environ 150 000 $ et elle a touché le même montant. Des dépenses, on pense notamment à l'électricité au chauffage à l'huile, au déneigement et aux assurances. « Ce sont tous des coûts qui ont augmenté avec le temps. Les revenus ont sensiblement toujours été les mêmes, mais pas les dépenses. Dans le temps, on pouvait faire plus de choses avec 150 000 $ par année. »
Des changements
M. Archambault est conscient qu'il faut ramener les gens dans les églises, mais il sait également qu'on doit revoir la façon de faire. « On doit revoir notre façon de faire avec les nouvelles familles. Elles sont plus jeunes. Avant, l'école jouait un grand rôle, mais ce n'est plus le cas. On fait de plus en plus participer les familles. Je suis d'ailleurs agréablement surpris de voir une implication aussi grande des parents. »
L'Agente de pastorale, Monique Savard, explique que plusieurs changements ont été effectués au cours des quatre dernières années à L'Épiphanie, question de raviver la flamme chrétienne. « Nous avons un nouveau parcours pour les parents pour les différentes cérémonies. Ils sont plus interpellés. Vous savez, la foi, ça se vit. La confirmation est bon exemple. Elle ne se fait plus en 5e année. Le parcours débute en 6e année et la cérémonie a lieu en secondaire un. Ils étaient 54 jeunes l'an passé. C'est un très bon taux de participation. Les jeunes font également plus d'engagements communautaires. Au dernier Noël, 105 cartes ont été distribuées par les jeunes Marie-Rose. C'est un bon exemple de l'implication grandissante des jeunes dans la communauté », explique Mme Savard.