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Plainte déposée contre le président de la CSA

Reine Côté par Reine Côté
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Article mis en ligne le 14 janvier 2008 à 13:13
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Plainte déposée contre le président de la CSA
Yves Saint-Denis affirme n’avoir rien à se reprocher dans cette histoire. (Photo:Courtoisie)
Plainte déposée contre le président de la CSA
Élu président à la tête de la Commission scolaire des Affluents depuis moins de trois mois, Yves Saint-Denis fait face à une plainte déposée auprès du Directeur général des Élections du Québec. Ce dernier fait actuellement l’objet d’une enquête pour une publicité commerciale apparaissant,selon les plaignants, comme une publicité à des fins électorales.
C’est le parti de l’opposition Option Éducation qui a déposé la plainte auprès du Directeur général des Élections le 23 octobre dernier, peu de temps avant les élections scolaires. Le bureau du Directeur général des Élections a confirmé, le 11 janvier dernier, que le nouveau président de la CSA est bel et bien sous enquête.

Il s’agit d’une demande de révision ayant trait à une publicité pour l’entreprise appartenant à M. Saint-Denis. Dans la plainte déposée, on reproche notamment à M. Saint-Denis d’avoir utilisé des termes électoraux explicites dans la conception de sa publicité parue dans les éditions du 3 et du 17 octobre dans le journal La Revue de Terrebonne. Mme Lucette Whittom qui a déposé la demande de révision au nom de son parti mentionne dans sa lettre que […le chef du Rassemblement scolaire des Affluents se sert de son entreprise pour publiciser son équipe électorale…]. « Je vous demande de considérer cette publicité comme dépense électorale pour les candidats de l’équipe du rassemblement scolaire des Affluents de la MRC des Moulins et toute autre publicité du même type à paraître durant la période électorale », précise la plaignante dans sa lettre destinée au DGE.

Selon l’opposition, l’utilisation du terme « Yves Saint-Denis et son équipe » constitue une invitation à se présenter au commerce comme à une élection. La publicité utilise aussi l’expression « Les gens Affluents chez Rogers », une allusion directe au nom de la Commission scolaire des Affluents, selon l’opposition. De plus, la publicité présente une photo de M. Saint-Denis portant l’épinglette de la Commission scolaire des Affluents.

« Il s’agit de la première publicité du genre depuis quatre ans, ce qui nous permet de dire qu’il s’agit d’une publicité électoraliste qui doit être comptabilisée comme dépense électorale », explique dans sa lettre déposée auprès du Directeur général des élections, Lucette Whittom, du parti de l’opposition.
Saint-Denis s’explique
Yves Saint-Denis affirme qu’il n’a rien à se reprocher dans cette histoire. Il estime que sa démarche a été tout à fait conforme aux règles. Il a ajouté avoir même vérifié auprès du président des élections scolaires avant de faire paraître sa publicité. « J’ai demandé la permission au président des élections, André Ouellette, avant d’envoyer ma publicité. J’ai fait cela convenablement même s’il y avait quelques allusions aux élections. Je lui ai demandé s’il y avait un problème avec cette publicité et il m’a certifié qu’il n’y voyait aucun problème », se défend M. Saint-Denis.

Le président des élections scolaires dont il est question, André Ouellette, admet que M. Saint-Denis lui a demandé un avis sur la publicité qu’il voulait faire paraître, mais sa version diffère quelque peu. « Il m’a effectivement montré la publicité et je lui ai dit que je ne pouvais pas porter de jugement car, d’une part M. Saint-Denis était déjà élu depuis le 30 septembre et, d’autre part, ces publicités étaient payées par un tiers, c’est-à-dire une compagnie privée. Mon mandat de président des élections, ce n’était pas cela. J’ai regardé cela avec le directeur général de la CSA, Thomas Duzyk, et nous avons convenu de ne pas porter de jugement sur ces publicités », précise M. Ouellette.

(Photo:Courtoisie)

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