Parlons de sexe
Réforme scolaire oblige, voilà que tous les profs auront le mandat de faire l'éducation sexuelle de leurs élèves, les cours spécialisés ayant été abolis du programme régulier par le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport.
Champion.
Au moment où les enseignants en ont plein les bras avec leurs classes surchargées, on leur confie une charge supplémentaire, et pas n'importe laquelle! On récrimine le fait que les jeunes ont les mœurs légères, voire qu'ils n'ont plus de morale…mais s'est-on arrêtés à réfléchir un seul instant pour se rendre compte qu'ils n'ont plus de repères ni de modèles? Les exemples de relations saines se font de plus en plus rares, les parents prennent de moins en moins de temps pour discuter avec leurs enfants…mais où peuvent-ils trouver des réponses à leurs questions?
Sur le web?!
Et on ne parle pas encore de responsabilité, de contamination, ou d'hygiène. C'est pourtant un cas de santé publique! Les statistiques démontrent clairement que les infections sexuellement transmissibles, dont le VIH, connaissent leur plus forte hausse chez les jeunes filles de 14 à 25 ans. Tant qu'à moi, ces données sont biaisées par le fait que les garçons sont moins nombreux à visiter régulièrement le médecin ; ils n'ont pas à subir d'examen gynécologique annuel.
J'ai bénéficié de l'ancien programme d'éducation sexuelle, été témoin de l'introduction des distributrices de préservatifs dans les écoles secondaires, de la polémique qui l'a entouré, mais surtout été sensibilisée à bien des égards.
D'ailleurs, quand on pense au fait que l'épanouissement d'un individu est intimement lié à ses expériences sexuelles, il est inconcevable de négliger cette partie primordiale du développement des jeunes, de notre société de demain.