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Réseautage en huit clos pour les femmes en affaires à Repentigny

Une première pour la Chambre de commerce

Véronique Bérubé par Véronique Bérubé
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Article mis en ligne le 20 mars 2008 à 10:58
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Réseautage en huit clos pour les femmes en affaires à Repentigny
Sophie Coderre, représentante chez Manoir Nissan, Chantal Després, vice-présidente des Constructions Després, Lysanne Turcotte, directrice chez Sunlife, et France Dumoulin, plombière chez Plomberie Alain Daigle, entourent Carole Riendeau, propriétaire de Carole Riendeau Design, hôte du 5 à 7 qui s'est tenu le mardi 18 mars dernier.(Photo : Roger Lacoste)
Réseautage en huit clos pour les femmes en affaires à Repentigny
Une première pour la Chambre de commerce
Tandis que les réunions entre protagonistes du milieu des affaires étaient l'apanage de la gent masculine dans une époque révolue, les femmes d'affaires de la Chambre de commerce Pierre-Le Gardeur de Repentigny ont organisé un 5 à 7 de réseautage qui leur était exclusivement réservée.
En tout, près d'une trentaine de femmes d'affaires membres de la Chambre de commerce Pierre-Le Gardeur se sont réunies chez Carole Riendeau Design, hôte de la soirée, le mardi 18 mars dernier. « C'est à la suite de demande de l'une de nos membres que nous avons trouvé que le concept pourrait avoir du succès. Nous voulions tisser des liens entre femmes, nous raconter nos expériences. C'est notre première soirée de rencontre entre femmes d'affaires, et on a bon espoir qu'il y en aura d'autres », a expliqué Linda Malette, directrice générale de la Chambre de commerce de Repentigny. Ainsi, c'est dans une ambiance conviviale que s'est déroulé l'événement où quatre intervenantes qui évoluent dans des milieux traditionnellement réservés aux hommes devaient prendre la parole afin de partager leur témoignage. Chacune d'entre elles a présenté son cheminement, évoquant les obstacles rencontrés et y allant de quelques anecdotes.
De père en fille
Entrepreneure générale en construction résidentielle et commerciale depuis 2002, Chantal Després, vice-présidente des Constructions Després et Laliberté, a décidé de prendre les rênes de l'entreprise familiale, entre autres reconnue pour son projet de condos Les Manoirs de Charlemagne. Privilégiant le travail de bureau, Chantal rencontre aussi des clients, et est ainsi confrontée à diverses situations cocasses. « Contrairement à ce qu'on va croire, le choix n'allait pas de soi, bien que je sois tombée dedans quand j'étais petite. J'ai fait mes études en loisir, mais je suis revenue aux sources par la suite pour devenir associée. En tant que femme dans un domaine d'hommes, on pense parfois que les gens nous perçoivent différemment. Mais il ne faut pas se sous-estimer nous-mêmes. J'ai d'ailleurs déjà eu ma leçon en ayant une mauvaise perception à la suite d'un commentaire où j'avais l'impression, à tort, que l'on voulait me tester parce que j'étais une femme », a-t-elle affirmé.
La vente dans le sang
Faisant partie des dix femmes sur les 250 représentants à travers les concessionnaires Nissan de la province, Sophie Coderre s'est vu décerner la Palme de Bronze de Nissan pour une seconde année, en plus du prix du Mérite, attribué par le vote des clients. Celle qui a la vente dans le sang a d'ailleurs bénéficié de l'exemple de sa mère, entrepreneure à Terrebonne. « Pour moi, la vente, c'est faire voir le beau côté des choses, et je crois en mon produit. Je travaille depuis six ans chez Nissan, dont quatre chez Manoir Nissan. Quand j'ai su que j'avais une entrevue à Repentigny, je me suis foulé la cheville, tellement j'ai sauté de joie…je suis arrivée en béquilles, mais Jean Bastien m'a tout de même donné ma chance », a-t-elle raconté, faisant rire la foule. Celle-ci a conclu en ajoutant que « la clientèle féminine est de plus en plus informée, souvent plus que les hommes, et je crois que le temps de la « petite madame » est révolu. Mes clientes se sentent aussi plus à l'aise avec une femme, et sont dans un climat de confiance pour le suivi. »
Une ascension rapide
Après avoir œuvré durant 15 ans dans le domaine de la parfumerie, Lysanne Turcotte a décidé de relever le défi des services financiers. Cette dernière a parcouru beaucoup de chemin en peu de temps, passant de conseillère en services financiers à un poste de direction en moins de trois ans chez Sunlife. « C'est très motivant, car il s'agit d'une entreprise internationale, où il est possible de se rendre très loin. Au Québec, il y a 65 directeurs, dont 12 femmes seulement, qui constituent également le tiers des effectifs des ventes. Je constate que beaucoup de femmes prennent leurs affaires financières en main, et qu'elles veulent se faire servir par une femme. Il s'agit d'être là pour écouter leurs rêves et leurs projets, et de prendre le temps d'en discuter », raconte celle qui dirige actuellement une équipe composée d'hommes.
Une révélation
La présence des femmes dans son métier est si rare que France Dumoulin a dû chercher dans le dictionnaire pour voir si le mot plombier s'accordait au féminin. Celle qui est présentement apprentie-plombière était la seule femme sur 120 futurs plombiers lors de sa formation. « C'est très valorisant, même si c'est parfois très difficile physiquement. J'ai dû surmonter beaucoup d'obstacles, puisque j'étais une mère monoparentale qui n'avait pas fait d'études. J'ai travaillé et étudié le soir à temps plein durant un an pour y arriver », a-t-elle avancé. Ayant dû faire face à toutes sortes de commentaires, France a choisi son métier presque par hasard. « Un jour, j'ai dû payer 40 $ à un plombier pour une réparation qui a pris cinq minutes. Ça a été une révélation. J'ai décidé de changer de carrière. La conciliation travail-études n'a pas été de tout repos, et on m'avait dit que ça allait être différent sur les chantiers, que ça allait être plus difficile. J'avais surtout peur de ne pas être acceptée. Pour le reste, je m'étais si bien préparée mentalement que j'ai été agréablement surprise. Mon intégration a été très facile », a déclaré la plombière. France a conclu en parlant d'un des pires obstacles qu'elle ait rencontré a été la jalousie de la femme d'un ancien collègue. « Je ne m'y était tellement pas attendue ! Même s'il savait très bien que je faisais l'affaire et que j'avais ma place dans son équipe, il a fini par me faire changer de chantier en racontant qu'il n'était pas à l'aise de travailler avec moi. J'ai rapidement trouvé un autre emploi, et j'ai décliné l'offre lorsqu'on m'a offert de revenir avec mon ancienne équipe, car mon nouvel emploi était encore mieux que le premier », a-t-elle conclu.
Il ne faut pas se sous-estimer nous-mêmes. On a parfois des mauvaises perceptions et on a l'impression d'être testées parce qu'on est des femmes<@Csi>Chantal Després
La clientèle féminine est de plus en plus informée. Le temps de la « petite madame » est révolu. Beaucoup de femmes se sentent plus en confiance avec une représentante<@Csi>Sophie Coderre

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