Pierre Le Gardeur
Il y a trois ans, le mot Le Gardeur ne me disait absolument rien. En allant au Centre hospitalier, Pierre-Le Gardeur à Lachenaie, j'ai vu le nom peut-être trois fois. C'est qui ça Le Gardeur ?
Quand tu vas à Rouyn-Noranda, le mot cuivre est partout. On comprend, c'est une ville minière. Théâtre du cuivre, Place du cuivre, même à l'entrée de la ville tu vois le mot cuivre. Ici, c'est Le Gardeur. Tu as un Centre hospitalier, au moins une rue, un arrondissement, un pont, une statue, et une chambre de commerce qui porte le nom. Ça, c'est ce que j'ai trouvé jusqu'à date et sans trop chercher. Ouais ! Le bonhomme est populaire dans la place. J'espère juste que ce n'est pas un poète, me disais-je. Je n'ai rien contre les poètes, mais de tout appeler Le Gardeur parce que le gars s'est faire des rimes…je trouve ça un peu pousser. Remarquez que faire des rimes avec calvasse! peut être vu comme un exploit, mais bon. Finalement notre bonhomme, Pierre Le Gardeur n'était pas un deux de pique, il était sieur de Repentigny. Il est né en 1600 ou 1605, encore là selon les écrits. Une chose semble sûre, il est mort en 1648. Il a été le premier seigneur de L'Assomption ou de Repentigny et de Bécancour en 1647. Il a participé à la fondation de la communauté des habitants, qui a obtenu de la Compagnie des Cent-Associés le monopole de la traite des fourrures en Nouvelle-France. La Compagnie était la première véritable tentative de colonisation de la France en Amérique. Mes défunts amis, Samuel de Champlain et le Cardinal du Richelieu faisaient partie de ce groupe. On peut voir que Pierre ne se tenait pas avec n'importe qui. Le sieur est décédé en mer, sur le navire « Cardinal » en 1648.