Le hockey du printemps
Jeudi soir en chargeant ma voiture, je vois mon coloc, tout fringant, arriver avec ses lunettes de soleil me faisant un signe du « devil ». Sur le côté de sa voiture, il avait lui aussi le fanion du Canadien de Montréal.
Hey oui ! Il venait de l’acheter pour 15 $ et comment il était fier de participer à sa façon aux encouragements du tricolore. À peine sortie de sa voiture, quatre jeunes sont venus vers lui en criant « Go Habs Go! » tout excités de voir un partisan du Canadien. Cela aurait pu être une maudite belle pub de voiture. Pour se stationner, il a dû déranger des jeunes qui jouaient au hockey sur la rue. Des jeunes qui avaient des gilets du Canadien. Je dis déranger, parce que quand on joue au hockey sur la rue, ce bout d’asphalte est à nous. Ce sont les automobilistes qui dérangent. Pour avoir été dans les deux clans, je peux vous dire que c’est vrai que l’automobiliste dérange. Une fois qu’il est passé, il faut placer les joueurs là où ils étaient. Le problème est qu’il y en a souvent un qui dit qu’il était en échappé au moment du dérangement. « Ben oui Gauthier, dis donc que tu avais couché le goaler et qu’il ne te restait qu’à soulever la balle dans le haut du net, tant qu’à y être ». La fièvre du hockey est débile pour l’instant. Le CH est partout. « Canadien » doit être le mot le plus utilisé en ce moment. C’est un bon moyen de rassemblement. Le monde qui ne se parle jamais en temps normal se côtoie et tripe ensemble. C’est fou de voir les accros du Canadien. Calvasse! Quand tu te fais tatouer le logo du CH, c’est parce que tu es pas mal capoté sur les bords.