Trois Dion au THC le 24 avril
Le trio Dion sera de retour sur la scène du Théâtre Hector-Charland le 24 avril et invite le public à faire en leur compagnie un voyage musical tout en souvenirs.
Claudette, Daniel et Ghislaine Dion poursuivent ainsi leur tournée du Québec avec leur album enregistré en septembre dernier au THC, à L’Assomption et dont le lancement a eu lieu à la fin janvier au Corona, à Montréal.
Cette tournée, cet album, c’est un peu la suite de leur belle expérience familiale au Casino de Montréal alors qu’ils présentaient un spectacle de Noël. Quatre années de suite, la famille Dion a rempli la salle du Casino avec leurs chants et leurs belles voix. L’événement réunissait onze des quatorze membres de cette célèbre famille de Charlemagne. Cette fois, ils ne sont que trois, les autres n’étant pas disponibles en raison de leurs obligations parentales ou professionnelles.
Qu’à cela ne tienne, le trio a embarqué dans cette nouvelle aventure avec bonheur. Il s’en est fallu de peu pourtant pour que le trio ne soit qu’un simple duo. Daniel Dion se relève d’un cancer à la gorge qui a bien failli avoir le dessus sur sa nature combative. Sa sœur Claudette raconte d’ailleurs que l’idée de refaire la scène lui a redonné le goût de se battre. Ce musicien que ses frères et sœurs surnomme le Rossignol en raison du timbre cristallin de sa voix s’en allait véritablement vers la mort en 2006. Amaigri par les nombreux traitements de chimiothérapie, Daniel a bien failli voir sa voix s’éteindre à jamais. Sa sœur Claudette en parle avec émotions. « On lui a même dit qu’il ne parlerait plus. » Mais les Dion possèdent un caractère bien trempé, hérité sans doute de maman Thérèse. Depuis deux ans, Daniel se porte bien et le rossignol en lui a repris vie, en bonne partie grâce à la scène musicale qu’il partage avec ses deux sœurs Claudette et Ghislaine.
Accompagné de quatre musiciens et de cinq choristes, le trio promet d’offrir un spectacle de voix, mettant en valeur les textes choisis par Claudette. « J’aime les beaux textes, c’est important pour moi », souligne-t-elle. Et tant pis si leur célèbre sœur leur porte ombrage. Claudette est bien consciente que la notoriété de Céline les sert tout autant qu’elle leur impose des limites. Mais elle s’en fout. Elle préfère voir les offres comme des occasions de s’amuser. Comme la scène de l’Olympia que les Parisiens lui ont fait occuper en 2003 avec le mandat de rendre hommage à la grande Piaf. Un choix judicieux, sa voix s’y prête sans l’ombre d’un doute. Claudette y a vu une belle opportunité de plonger dans un univers qu’elle connaissait peu au fond.
Si Claudette et Daniel proposent un répertoire plus classique, Ghislaine porte un intérêt plus marqué pour le rock et le blues. « River blue », « Mes blues passent pus dans porte », « Domino », « Au bord du lac bijou », peu importe les airs chantés, Claudette jurent que le mélange des trois voix se marient à merveille. « On a les mêmes souvenirs en même temps, on respire en même temps. Travailler en famille, ça donne une force. On ne peut pas fausser son jeu devant son frère et sa sœur. On se donne donc au maximum », explique Claudette.
Chantal Bordelais signe la mise en scène de ce spectacle qui sera en tourné jusqu’en 2009. « Quand on est vrai et qu’on livre la marchandise, ça touche les gens », assure la marraine de Céline. À 59 ans, Claudette peut se permettre de se lancer dans ce genre d’aventure juste pour le plaisir, le temps de quelques scènes qu’elle souhaite partager avec le grand nombre possible.
Claudette, Daniel et Ghislaine Dion.
(Photo :Roger Lacoste)