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Astrolot: la bonne aventure de Simon Bédard

Reine Côté par Reine Côté
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Article mis en ligne le 28 avril 2008 à 13:52
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Astrolot: la bonne aventure de Simon Bédard
Simon Bédard et son jeu Astrolot. (Photo :Roger Lacoste
Astrolot: la bonne aventure de Simon Bédard
Les jeux de société, l’astrologie, ça vous intéresse? Simon Bédard, un citoyen de Saint-Sulpice vient de lancer Astrolot, un jeu qu’il a conçu lui-même. Astrolot est déjà en vente chez les détaillants de jeux ainsi que dans certaines librairies comme Raffin et Archambault.
M. Bédard a sorti de sa poche 100 000$ pour faire imprimer 5000 copies de son jeu sur lequel il détient légalement un droit d’auteur.

C’est une deuxième vie qui commence pour ce journaliste-animateur comptant plus de 40 ans de métier derrière le micro. Natif de Québec, M. Bédard s’est arrêté à Montréal, Chicoutimi, Boucherville avant de prendre racine à Saint-Sulpice en 2003.

Passionné depuis toujours par les jeux de société, M. Bédard s’est mis à consacrer son temps libre à la création de jeux il y a une douzaine d’années. « J’ai toujours aimé créer et innover. Ce n’est pas toujours facile l’innovation mais qui ne risque rien n’a rien », pense Simon Bédard, ajoutant que les Québécois ont l’invention dans le sang.

Le choix de l’astrologie comme thème central lui est venu à l’esprit tout naturellement. En bon communicateur, il connaissait très bien les principaux centres d’intérêt des Québécois : le sport, l’astrologie, la nécrologie. Les trois pages les plus lues d’un journal.

M. Bédard souhaitait développer un jeu convivial permettant à tous les participants de jouer en continuant leur conversation. Un jeu comme il les aime lui-même.
Comment ça fonctionne?
Le principe d’Astrolot est fort simple. Chacun des joueurs dispose d’une planche de jeu personnelle sur laquelle il doit compléter des séries à l’aide d’un jeu de cartes dont les lames traditionnelles sont associées aux signes du zodiaque. Les participants peuvent choisir l’un des trois jeux : Astro poker séries, Astro poker bingo, Astro bingo express. Les planches recto-verso offrent cette possibilité. Le jeu comporte aussi des cartes créées exclusivement pour le jeu Astrolot : deux joker extra, deux Merlins, deux lampes magiques en plus des douze cartes signes correspondant à chacun des signes du zodiaque. Soixante-douze cartes en tout. On y retrouve également 200 jetons et un second ensemble de cartes pour les parties à multiples joueurs. En 10 à 15 minutes, une partie est complétée.

« C’est un jeu à surprise, plus le fun qu’un jeu de patience. Même à deux, on y trouve un intérêt soutenu », fait savoir l’inventeur qui réside dans la maison habitée par La Poune dans les années ’50.

Le journaliste ne s’est pas lancé dans cette aventure sans vérifier au préalable si sa création allait réellement susciter l’intérêt du public. Plusieurs « focus group » ont donc été menés.

Pour imprimer son jeu, M. Bédard s’est tourné vers l’industrie québécoise. La compagnie Autruche située dans le secteur d’Anjou, distribuera le jeu dans plusieurs villes du Québec. La liste des points de vente figure sur le site : www.astrolot.com. Impossible pour les internautes de se tromper d’adresse, M. Bédard a même acheté toutes les extensions d’adresses : .org, .net. Il a aussi fondé sa propre compagnie : TechnoCasino, car il ne compte pas s’arrêter là. Il a plein d’idées en tête.

Il s’en est fallu de peu pour que le produit du créateur de Saint-Sulpice ne se retrouve pas en premier sur le marché chinois. Sans que Simon Bédard soit reconnu comme l’auteur. En février dernier, lors d’une foire commerciale, à Toronto, un Chinois a approché M. Bédard et s’est montré fort intéressé à imprimer Astrolot. « Il était fasciné par le jeu. Il en voulait une copie. Si j’avais dit Oui, il l’aurait sorti lui-même en Chine », croit fermement l’inventeur de Saint-Sulpice.

M. Bédard a écrit seul tout le dépliant explicatif. Sa fille graphiste, Nathalie, a dessiné les figures sur les cartes en collaboration avec sa femme Diane.

Le gros du travail revient évidemment à l’inventeur. Élaborer un nouveau concept de jeu demande du temps, beaucoup de temps. « La conception des planches, c’est des heures et des heures d’essai pour développer les formules. J’ai mis au moins 5000 heures de recherche », avoue M. Bédard.

Lors de la foire commerciale de Toronto, ce dernier a été impressionné par l’intérêt de jeunes enfants de 7-8 ans. « Ils étaient captivés par le jeu, par les images sur les cartes », rapporte-t-il.

Après avoir frôlé la mort de près à deux reprises en raison de problèmes cardiaques, Simon Bédard a décidé de mettre le plaisir au centre de sa vie. « J’aime m’amuser. Quand tu as eu les deux pieds dans la tombe, tu prends le temps de vivre et de t’amuser. »

(Photo :Roger Lacoste

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