Personne ne décidera à sa place. Félix Gore mène sa carrière comme il veut.
(Photo : Roger Lacoste)
Félix Gore…d’émotion et d’audace
Le moins que l’on puisse dire de Félix Gore, c’est qu’il a de l’audace. Ce jeune musicien de Mascouche n’a pas attendu qu’une compagnie de disque vienne cogner à sa porte. En janvier 2007, il sortait son premier album. Sans l’aide de personne.
En s’inscrivant au Défi clip de TVRM, Félix s’assurait aussi d’une certaine visibilité. Il y a des gens comme ça. Oser est leur leitmotiv.
Depuis l’âge de 17 ans, Félix écrit des chansons. Ballades, folk rock, quelques airs plus pop. Ses influences sont diversifiées : Radio Head, Kaïn.
Un gars introverti qui avait bien besoin de libérer ses émotions. Sa chanson « Secondaire V » correspond d’ailleurs à une période de vie où la popularité n’était pas au rendez-vous. L’exercice a été libérateur. Révélateur aussi. Félix a pris conscience de son talent, de son envie de chanter. En livrant ses émotions dans ses chansons, il se défait d’une angoisse souvent présente dans sa vie. Cela transparaît dans ses textes. Ses amours l’ont fait chavirer. Il le raconte à quatre reprises sur son album intitulé justement« Chaviré ». Mais rassurez-vous, sa vie amoureuse se porte maintenant très bien. L’échec est désormais rangé sous clef et Félix a bien l’intention qu’il y reste. Pas pour rien qu’il se prend en main. « Il faut se botter le derrière et avancer », dit-il.
Mais Félix inclus aussi la joie dans son discours. Il lui consacre même une chanson.
En 2006, il a participé au concours Musiqualité. Il n’a pas gagné mais il a fait une rencontre marquante, celle du réalisateur Jeff Grenier qui d’emblée croit en son talent et accepte d’enregistrer son premier album. L’empreinte de Grenier se fait bien sentir sur « Chaviré », l’expérience se traduisant inévitablement par une qualité certaine des arrangements musicaux.
Accompagné du drummer Simon Béland, du bassiste Francis Brideau et du guitariste Évans Tapp, Félix se produit de plus en plus souvent. Il vient régulièrement à La Ripaille, à Repentigny. Il s’est aussi présenté au Théâtre Granada, à Sherbrooke, en première partie d’Étienne Drapeau, en octobre dernier. La réponse du public a été très bonne.
Pour garder l’attention du public sur scène, Félix s’est trouvé une formule personnelle. Couper le show en plein milieu pour y présenter un numéro d’humour composé de parodies de publicités.
La carrière de Félix s’amorce bien malgré quelques ratés à des concours. Il a fait face à de dures critiques. Mais il a persisté. « Si j’avais écouté ça, il n’y aurait pas eu d’album. Il y a l’attitude du gars qui rêve sans rien faire puis de celui qui le fait. Je préfère foncer », fait savoir l’ancien étudiant en marketing des Hautes études commerciales.
Avis à tous, Félix Gore cherche un distributeur pour son album. Et aussi des stations de radio intéressées à faire jouer ses chansons.