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De l'extraordinaire à la normale pour les Gazelles

Article mis en ligne le 8 mai 2008 à 16:04
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De l'extraordinaire à la normale pour les Gazelles
Crevaison monstre et enlisements n'auront pas eu raison de Guylaine Caron fraîchement revenue du Maroc où elle participait à la 18e édition du Rallye Aïcha des Gazelles. Récit d'une rescapée du sport motorisé.
Sur les plages d'Essaouira, ville marocaine où toutes les Gazelles s'étaient réunies pour recevoir leur prix et se dire au revoir, Guylaine Caron faisait partie des 22 québécoises participant à la course, une course entièrement composée de femmes. « Nous avons terminé 44e sur un total de 92 équipes. Pour une première participation, on nous a dit que c'était un bon score. Nous avons terminé troisième des premières participations québécoises », raconte celle qui a laissé, à regret, sa fourrure de quadrupède dans le désert afin de vêtir à nouveau la peau d'un être pensant et organisé.

Même si la gazelle à la forme humaine n'a jamais cru une seule seconde que la promenade en VTT ressemblerait à un tout inclus, elle ne s'attendait pas à un retour à la maison d'une telle effervescence. Le travail, le quotidien, la famille, le lavage, l'épicerie, les impôts, toutes ces tâches ne donnent qu'une envie à la Lanaudoise: reprendre son costume d'antilopiné et retourner droit vers les steppes d'Afrique. « Tout était tellement prenant, tellement intense. Il faut l'avoir vécu pour comprendre. »
Deux vitesses: vive allure ou arrêt complet
Des pépins, Guylaine Caron et sa coéquipière, Martine Poulin, en ont vu de toutes les couleurs. Ces couleurs ont souvent pris la pâle texture du sable, omniprésent sur le parcours. Alors que le Québec en entier pelletait les envahissants flocons, l'équipe numéro 102 s'adonnait à la même rude épreuve afin d'extirper leur 4X4 des dunes. « Dans la nuit du premier marathon, nous nous étions enlisées. Il devait être 16h30. Nous avons pelleté avec les plaques de désensablage durant des heures: sans succès. Au petit matin, le vent avait ramené le sable jusque par-dessus les roues! Ce n'est que vers 7h00 que quelqu'un est passé et nous a offert son aide. »

Les particules granuleuses étaient loin d'en avoir fini avec les Américaines. Plus tard, sur le parcours, la malédiction a de nouveau frappé. « Alors qu'on s'approchait du bivouac, j'ai accéléré dans le fond parce que nous étions fatiguées. Nous avions galéré toute la journée. Puis, un pneu a crevé à vive allure. La totale crevaison comme disent les Français! La fissure faisait tout le pneu et la force de l'impact avait déformé la jante en aluminium », raconte-t-elle.

Les obstacles, il faut croire que Guylaine Caron s'amuse à les surmonter. Elle anticipe déjà un retour en Afrique sub-saharienne afin d'y répéter l'expérience.
.Je suis contente de retrouver mon petit monde, mais très nostalgique de tout ce que j'ai vécu là-bas.<@CSi>

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