La clôture écologique colifornienne contient au moins 90% de matières recyclées, bien qu’elle franchisse des milliers de kilomètres avant de débarquer au Québec.(Photo de courtoisie)
La clôture écolo débarque!
Après le sapin de Noël biologique, l’essence verte, le ketchup sans OGM et la voiture à l’huile de patate, la clôture écologique sépare désormais l’intimité polluante de l’intimité en accord avec les principes du développement durable.
Ce type de clôture s’inscrit dans la gamme « opaque ». Les planches de faux bois possèdent le sceau de la « Scientific certification system », un organisme américain qui exige un minimum de 90% de matières recyclées à l’intérieur du produit afin de se prévaloir du titre en question. À même son composé chimique, la clôture écolo consiste en un amalgame de bois, cartons et plastique de seconde main fusionnés en une seule matière.
Dans les faits, les fausses planches de bois sont plus vraies que fausses. L’imitation contient plus de 70% de la matière issue des déchets liés aux produits de la forêt, soit le bois. Le reste proviendrait essentiellement du carton, un autre produit forestier, et du plastique. Selon le président de FiberTech Polymers Inc., la compagnie californienne à qui l’on doit l’invention, même les étapes de fabrications respecteraient la nature.
« Notre processus de fabrication utilise un système de récupération fermé pour tous les liquides, en veillant à ne pas créer d’incidence négative sur l’environnement. Nous n’utilisons pas les effets toxiques ou nocifs d’agents en aucun temps au cours d’aucune des étapes de notre processus. »
Chaque année, plus d’un million de tonnes de ces déchets sont produites dans le monde. Une mince partie de cette quantité ressuscitera afin de réapparaître sous une autre forme.
Un bulletin rempli de bonnes notes
Selon André Meunier, responsable des ventes dans une entreprise spécialisée de L’Assomption, la clôture verte se travaille exactement comme son semblable duquel elle est issue. « Ça se coupe et se visse comme des planches d’épinette, mais ça ne travaille pas, ça ne crochit pas non plus. On a pas besoin d’appliquer de teinture ou de peinture tous les 3 à 5 ans », explique-t-il.
Loin de s’arrêter à ces avantages, l’homme d’expérience y va de comparaison avec les autres types d’installation. « Elle ne rouille pas, comme la clôture de fer. On ne peut pas l’endommager avec un ballon de soccer par exemple, ce qui n’est pas le cas de son homologue en tôle du même prix. Elle ne pourrit pas et ne subit pas l’assaut des insectes. »
Devant ce partenaire parfait, il ne reste plus qu’à songer si les milliers de kilomètres qui séparent la Californie, d’où les planches sont originaires, du Québec valent son pesant de matières recyclées. Sur ce podium, les clôtures « made in Quebec » de fer, de tôle, de bois ou de PVC battent le brillant élève à platte couture.