Faire l'amour, non la guerre
Je suis la première à être préoccupée par l'omniprésence du sexe dans la société et d'autant plus inquiète à l'égard des pratiques sexuelles des adolescents. Néanmoins, j'ai été flabbergastée d'apprendre que des puritains américains ont récemment intenté un recours collectif contre la compagnie Rockstar Games, les créateurs du jeu vidéo « Grand Theft auto : San Andreas », en raison de scène de sexe cachées au fil des parties.
Pas qu'ils aient eu tort, mais je crois qu'ils ont cerné l'aspect le moins problématique du jeu en question. J'ai déjà expérimenté leur jeu précédent, soit « Grand Theft Auto : Vice City », où le personnage principal peut entre autres s'offrir les services d'une prostituée. L'acte est suggéré, non montré, mais le plus détraqué est que le joueur peut choisir de battre la putain pour ne pas avoir à la payer…Pis encore, le niveau de violence des jeux « Grand Theft Auto » est si élevé que l'on peut en tout temps dans la partie frapper des personnes âgées sur le trottoir, leur dérober leurs biens, et cogner des policiers (ce qui constitue peut-être un défoulement virtuel pour certains). Bref, le jeu nous glisse dans la peau d'un salaud, un criminel endurci. Nul doute que ce jeu n'est aucunement approprié pour un enfant. J'aimerais simplement qu'on m'explique pourquoi on attaque en justice un jeu classé « Mature », soit 18 ans et plus pour cette raison et non pour toutes celles que j'ai énumérées…On se croirait au cinéma, où le classement des films est souvent douteux. L'exposition à des scènes de sexe serait donc plus néfaste que des démonstrations de violence dans le développement d'un enfant? Pas sûre.