Où est le fun?
Mardi dernier, après un bon souper entre amis, dans un restaurant brésilien, le Milsa sur Bishop, on s'est ramassé dans la cour d'un pote autour d'un feu de camp.
Mon bon ami Mike s'est mis à contempler le ciel et à admirer les étoiles. Notez que devant un groupe féminin, il est toujours bien de parler des étoiles. Ah coup sûr on va recevoir un câlin et on va entendre. « Ah oui! C'est le fun regarder les étoiles! ». La phrase fatale est arrivée l'instant suivant le câlin et le « Ah oui! C'est le fun regarder les étoiles! ». Mike lance avec étincelle. « Hey! On devrait aller faire du camping durant un week-end, là on va en voir des étoiles! » Tous les regards se sont tournés vers moi, celui qu'on surnomme le « p'tit prince». Calvasse! Aller faire du camping. Je ne comprends toujours pas ce qu'il y a de plaisant à dormir sur de la garnotte, marcher à quatre pattes dans une tente, entendre à tout bout de champ « Ferme le zipper, les moustiques vont rentrer », se réveiller avec un degré d'humidité qui dépasse les 100 %, se mettre en ti-bonhomme pour faire cuire tes roteux et tes hamburgers et le pire de tout, traîner ton papier cul avec toi pour vous savez quoi. La réponse qu'on me donne n'est pas très convaincante. « On va se retrouver entre chums, dans le bois avec rien autour, en plein dans la nature. On va respirer l'air pur ». Ce n'est vraiment pas avec cet argument qu'on va me convaincre de me taper 1 h 30 -2 h de route pour me ramasser dans un camp d'entraînement de maringouins. Pourquoi se faire la vie dure, quand on peut se la couler douce?