Les chutes et l'administration des mauvais médicaments sont les plus courants.(Photo : Archives)
La compétence et le dévouement réduisent les accidents
Rapport annuel du comité de gestion des risques et de la qualité du CSSS
Le conseil d'administration du CSSS du Sud de Lanaudière a procédé au dépôt du rapport annuel du comité de gestion des risques et de la qualité, lors de sa dernière séance régulière. Selon ce rapport, les principaux types d’événements sont en lien avec l’administration des médicaments et les chutes.
Faisant état des travaux du comité, l’objectif de ce rapport est de promouvoir des moyens pour développer une culture de sécurité auprès des intervenants de la santé, notamment en favorisant la déclaration des incidents et accidents survenus au cours de la prestation de soins ou de services auprès de la clientèle. Mentionnons que la déclaration et la divulgation des incidents et accidents sont rendus obligatoires par la Loi sur les services de santé et les services sociaux depuis 2003.
Administration des médicaments
En 2007-2008, on note 1755 déclarations d’incidents et d’accidents en lien avec la médication avec ou sans conséquence à travers le CSSS, soit à l'hôpital, les CLSC et les centres d'hébergement. À titre indicatif, on estime à environ 3 millions le nombre de doses de médicaments administrées annuellement. Mais le comité considère qu’une seule erreur est une erreur de trop et chacune est analysée et des mesures sont prises pour éviter qu’elle ne se reproduise. Des groupes d’intervenants de différentes professions, soit des médecins, des pharmaciens, des infirmières, et infirmières-auxiliaires du secteur concerné sont souvent consultés pour proposer des solutions et ainsi améliorer la qualité des soins et des services.
Chutes
Au niveau des chutes, le nombre est de 1773. L’équipe de réadaptation. Soit le médecin, le physiothérapeute et l'ergothérapeute, est souvent mise à contribution afin de conseiller les usagers et les intervenants.
De plus, les accidents doivent être dévoilés au patient ou à son répondant. En 2007-2008, le taux de divulgation auprès des personnes touchées par une erreur avec conséquence temporaire ou permanente a atteint 84 %, ce qui témoigne du souci des professionnels de bien informer les usagers et les soutenir lors d’un tel événement.
Le rapport concluait donc que la compétence et le dévouement du personnel sont le plus gros « système humain de sécurité », qui intercepte les défaillances et évite, dans la majorité des situations, que les patients ne subissent un préjudice.
Nicole Leroux, directrice de la planification, de la santé publique et de la qualité