Ève Dournel et Nina Boulanger.
(Photo:Roger Lacoste)
Deux Bergeracoises à Repentigny
Les voyages forment la jeunesse, dit-on. Les échanges étudiants aussi. Depuis le 18 juin, les Françaises Nina Boulanger et Ève Dournel séjournent à Repentigny pour y vivre une expérience de travail en sol québécois.
C’est la première fois que Nina et Ève mettent le pied au Québec. Si elles atterrissent à Repentigny, c’est qu’elles sont bergeracoises. Bergerac étant la ville française jumelée à Repentigny, la municipalité organise des échanges entre étudiants d’ici et de là-bas chaque été avec le concours de l’Association Québec-France. Jusqu’à la mi-août, Nina travaille à la bibliothèque de Repentigny tandis que la lanaudoise Vivianne vit l’expérience similaire à Bergerac.
On a déniché pour Ève un emploi à la municipalité. Elle séjourne chez la maman de Claudine qui vit dans la famille Dournel, en France.
Les deux filles sont épatées par l’attitude chaleureuse des cousins. Pas si cousins que ne le croyait Nina qui découvre une culture dissemblable de ses compatriotes. Elle en a été surprise. « Je suis étonnée qu’il y ait autant de différences, notamment sur la langue», note Nina. « Moi, je ne comprenais rien quand je suis arrivée. On me demandait : «es-tu ennuyeuse?» J’ai deviné mais…»
« C’est très américain dans l’architecture. Y’a beaucoup de grosses voitures », signale Ève. Nina aussi a remarqué ces grosses voitures car on en voit très peu en Europe.
Autre influence américaine aux yeux des Bergeracoises, les rues sont carrées. Mais elles remarquent que la construction en zone urbaine est plus vaste, plus étendue que dans leur patelin.
Les deux voyageuses profitent de leur séjour pour découvrir un peu le Québec. Nina utilise les services de co-voiturage d’Allo-Stop, ce qui lui permet de rencontrer pas mal de gens. Elle se rend régulièrement à Montréal, une ville qu’elle aime bien. Elle a aussi visité Québec et y est même retournée. Ce qu’elle a vu du Québec lui a donné le goût de revenir en hiver.
Quant à Ève, elle se trouve fort bien accueillie dans sa famille repentignoise où elle passe de longues soirées à discuter de choses et d’autres. Ses courtes escapades à l’extérieur lui ont laissées un beau souvenir : l’Île d’Orléans, les Chutes Niagara, Tadoussac. « Je voulais tant voir les baleines », lance-t-elle spontanément. De Montréal, Ève retient une chose : les festivals. « C’est impressionnant de voir ça aussi énorme dans les rues. On a l’impression que le Québec fait la fête pendant deux mois.»
Les deux jeunes filles pensent que côtoyer les gens de près comme elles le font actuellement demeure la meilleure façon de découvrir un pays. « On rencontre des gens, on partage une expérience de vie », fait remarquer Ève.
Mais pour réussir cette expérience de vie, elles ont toutes deux compris qu’il leur fallait d’abord et avant tout se montrer ouverte aux autres et savoir s’adapter aux différences.
Le 18 août, Nina et Ève quitteront Repentigny avec plein de beaux souvenirs dans leurs bagages. Bon voyage!
(Photo:Roger Lacoste)