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20 ans avec les Internationaux, ça ne change pas le monde, sauf que…

José-Antonio Pires par José-Antonio Pires
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Article mis en ligne le 27 août 2008 à 20:00
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20 ans avec les Internationaux, ça ne change pas le monde, sauf que…
Terry De Palma et Jocelyne Larose, deux bénévoles comblées. (Photos : Roger Lacoste)
20 ans avec les Internationaux, ça ne change pas le monde, sauf que…
Amoureuses du tennis, Terry De Palma et Jocelyne Larose en avaient long à raconter sur les Internationaux de tennis junior de Repentigny, elles qui en sont à leur 20e rendez-vous.
« Hey va-t-en pas Jocelyne! Toi aussi ça fait 20 ans que tu fais du bénévolat pour les internationaux. Viens t'asseoir avec moi, qu'on raconte des anecdotes au journaliste », lance l'énergique Terry De Palma au début de l'entretien. Une fois bien installées, les deux femmes ont ouvert leur tiroir de souvenirs et c'était parti. Elles ont parlé, parlé et parlé jusqu'au moment où l'auteur de ces lignes leur rappelle à la blague que c'était un simple article qu'il voulait écrire et non pas un livre. Leurs yeux scintillaient lorsqu'elles racontaient leurs histoires où lorsqu'elles se rappelaient les joueurs qu'elles ont côtoyés. « J'ai commencé comme hôtesse. Mon gars était chasseur de balle et c'est pas mal à cause de ça que j'ai commencé à m'impliquer avec les internationaux. Ça fait longtemps que je participe à l'organisation de tournois de tennis. Le tennis, j'en mange. L'un de mes rêves est de faire le tour du monde avec les joueurs. J'aimerais aller avec eux à chacun de leurs tournois. Tout ce qui touche le tennis rentre bien dans ma tête, mais ne me parler pas d'ordinateur. Mon mari aimerait d'ailleurs trouver un logiciel qui m'apprendrait les rudiments de l'ordinateur à travers le tennis. Si ça existe dites-le-lui », raconte la directrice de l'accueil aux internationaux, Mme De Palma.

« Même si ça fait 20 ans, on est toujours excité de participer aux Internationaux. Chaque année c'est différent. Regarder dimanche comment il faisait chaud, mais dites-vous qu'on a déjà assisté à une finale avec des mitaines et des habits de neige, tellement il faisait froid », se remémore Jocelyne Larose, une des hôtesses du tournoi. « Il y en avait même qui cachait des flacons d'alcool dans leur poche intérieure. De temps en temps, on les voyait prendre une gorgée pour se réchauffer », ajoute Mme De Palma, elle qui a été choisie deux fois bénévoles de l'année par la Fédération de tennis du Québec.

Au cours de ces 20 dernières années, ces deux femmes en ont vu des gros noms. Les Roddick, Hingis, Sampras, Grosjean, Rudeski, Ivanovic, Jankovic, Wozniak, Henin, Safina, ils sont tous passés par Repentigny. « On garde tellement de beaux souvenirs de ces joueurs. J'ai croisé Martina Hingins lors de son dernier match en carrière au parc Jarry. Elle est adorable. Elle s'est rappelée de moi et de son séjour ici. Justine Henin a été une joueuse qui m'a beaucoup touchée. La jeune venait de perdre sa mère. Elle est très familiale. Elle a une belle personnalité. C'est une fille sans prétention. Je me souviens également du jeune Roddick. Lui, il y en avait dedans. Je ne dis pas qu'il était baveux, mais il était confiant. »

C'est le même son de cloche pour Mme Larose. « Ces souvenirs sont là pour toujours. On a plein d'images dans notre tête. Je trouve toutefois que les relations ont beaucoup changé. Les jeunes ont maintenant un ordinateur, un iPods ou encore des jeux vidéo. On ne se parle pas autant qu'avant. Il faut dire aussi que le tableau d'autrefois en était un de 64 joueurs contrairement à 48 aujourd'hui. C'est moins de monde. »

Parmi la tonne de beaux souvenirs qui sont ancrés dans leur mémoire, les deux dames n'étaient bien sûr pas en mesure d'en choisir un préféré, mais celui de la finale disputée au centre Nautilus, en a été un qui leur est venu en tête pratiquement en même temps. « Ah cette finale! De mémoire, ça se passait dans les années 90, peut-être même avant. Il pleuvait. On a dû tout défaire et amener ça au Nautilus, les gradins aussi. Ça s'est fait en l'espace d'une heure. Le travail qui a été fait était remarquable. C'est aussi pour ça que nous sommes encore ici. On travaille avec des gens qui ont vraiment à cœur les internationaux », affirment-elles.



PHOTO A

(Photos : Roger Lacoste)

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