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La vie sauvage

Article mis en ligne le 19 septembre 2008 à 16:32
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La vie sauvage
La petite maison dans la prairie ?
La vie sauvage
Nous quittions Quito le 8 septembre dernier, ayant comme destination le refuge pour animaux sauvages, La Hacienda Santa Martha, à Tambillo. Nous étions remplis d’excitation à l’idée de rendre la vie de certaines bêtes plus agréables et créer de nouveaux liens. Après un avant-midi d’enfer à chercher à gauche et à droite une banque qui accepte nos cartes canadiennes, nous arrivons finalement au refuge. La chef d’équipe nous accueille rapidement et nous guide vers notre maisonnette : une chambre, contenant 6 lits superposés, ouverte sur une minuscule cuisine et une salle de bain très peu hygiénique, sans eau chaude. (Et il faisait très froid là-bas !!) Un peu deçus parce que nous voyions, nous hésitions, la tête remplit de questions. Nous demandons à Dalma, la coordinatrice, s’il est possible de faire le tour du site et nous éclaircir sur nos taches en tant que bénévoles avant de signer le contrat. Elle accepte, après un long soupir de mécontentement. Au fur et a mesure que la visite avançait, les lieux devenaient plus intéressants. Le site est imposant par sa grandeur et sa variété d’animaux sauvages, en plus du décor enchanteur : des montagnes à perte de vue. Malgré tout, nous étions encore hésitants à l’idée de rester ici puisque la philosophie du centre ne correspondait pas totalement à ce qui nous avait été préalablement présenté. C’est lorsque nous nous sommes souvenus pourquoi nous faisions ce voyage que nous avons décidé de rester pour une semaine, puis nous verrons en temps et lieux pour les autres.

Nous avons donc commencé notre travail le mardi matin avec notre rencontre quotidienne. Étant donne que nous étions au refuge seulement pour une semaine, Dalma nous assigna à la construction, ce qui nous convenait amplement puisque nous avions déjà élaboré un plan pour l’enclos des ours. Notre projet a été accepté et Dalma nous a envoyes à Quito afin d’acheter le matériel. Croyant que nous serions dédommagé, nous achetons du matériel durable et solide pour une somme de 75$. Nous sommes retombés sur terre assez vite lorsque celle-ci nous annonça qu’elle considérait nos achats comme une contribution volontaire pour le centre. Notre prix à payer pour 6 jours de bénévolat : 275 $ C’est à ce moment que nous avons commencé à voir la face cachée de Santa Martha, ou plutôt de sa coordinatrice. Ce n’était pas l’harmonie entre nous.

Plus la semaine avançait, plus notre construction prenait forme. Un tonneau de bois suspendu par des chaînes au haut de la cage qui servirait de balançoire aux ours. C’était du travail extrêmement exigent puisque nous étions à plus de 3000 m d’altitude et devions monter et descendre la montagne plusieurs fois par jour avec du matériel lourd. Une fois notre construction terminée, nous savions que notre travaille ici tirait a sa fin.

De plus, si le fait de cohabiter avec 3 autres personnes et dire adieu à notre intimité ne nous plaisait pas trop de prime à bord, (surtout que Dalma nous avait assure d’une chambre privée) cela nous a permis de faire de merveilleuses rencontres. Nous n’étions pas seuls à trouver l’expérience difficile et nous pouvions le partager ensemble, autour d’un bon repas communautaire.

Nous étions une quinzaine de volontaires au refuge, tous étranges. Nous résidions avec deux filles de l’Angleterre et une autre d’Israel. Le mixte des cultures était très intéressant, parfois choquant en apprenant ce qui se passe ailleurs. Tom a 22 ans, elle vient d’Israel et voyage actuellement puisqu’elle a terminé ses 3 ans d armée. Elle a egalement choisi de quitter Santa Martha après une semaine alors qu’elle devait y rester un mois. Faut-il en déduire qu’il est pire d’être au refuge que dans l’armee? Anne-Marie, 33 ans, a quitté également le centre après une semaine, ce qui fait que nous voyageons maintenant a quatre.

Nous ne voulons pas être défaitiste face à la Haienda Santa Martha puisque, somme toute, l’expérience nous a grandit et nous a permis de voir et vivre des choses incroyables. Par contre, il faut considérer que nous sommes dans un pays sous-developpé et le signe $ sur nos fronts est plus précieux que nos compétences en tant que bénévoles. Nous aurons sans doute amélorié la qualité de vie des ours et nous sommes maintenant experts dans la différenciation des excréments d animaux!

Meme si nous avons passé des temps plus durs et avons ressenti une gamme d’émotions parfois désagréables, le travaille auprès des jaguars, lions, ours, singes, perroquets, ocelots, aigles, coatie, etc, était une belle expérience. Nous avons même pu toucher à un lion ainsi qu’à un lionceau, c’était vraiment incroyable.

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jade chouinard

Commentaire mis en ligne le 25 septembre 2008
salut oli!! c'est vraiment lfun de vous lire! On espere que vous passez un bon voyage...Meme si desfois il y des moments plus difficiles continuer parce que vous etes nos idoles...hahaha on attend de vos nouvelles!
jade et kim xxxxx

paulette caron

Commentaire mis en ligne le 21 septembre 2008
Expérience peut-être un peu d décevante... vous aviez tellement d'attentes pour ce site, mais combien exceptionnelle. En vous lisant, on a le goût de vous rejoindre. Voir tous ces animaux de la jungle doit être vraiment super. Vous faites toute une équipe. Lâchez pas. Il y aura encore des surprises.

yannick boulanger

Commentaire mis en ligne le 20 septembre 2008
Bonjour à vous deux,

Je suis bien heureux d'avoir de vos nouvelles et de voir que tout fonctionne comme prévu pour la mise en ligne et le suivi de votre périple.
J'espère que tout va bien pour vous et que vous vous amusez bien.

Soyez prudent et à bientôt pour la suite !

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