Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Hebdo Rive Nord
Achat local
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Les millésimes

Bernard Landreville par Bernard Landreville
Voir tous les articles de Bernard Landreville
Article mis en ligne le 25 septembre 2008 à 8:32
Soyez le premier à commenter cet article
Les millésimes
De quoi s’agit-il ? Tout simplement de l’année inscrite sur la bouteille. Plus précisément, le millésime est l’année de la récolte du raisin qui a servi à élaborer le vin contenu dans la bouteille. Depuis le début des chroniques, je vous ai parlé de certains vins sans nécessairement mentionner leur millésime. La raison en est fort simple ; le millésime ne sert en fait qu’à donner une référence au vin dans le but de le conserver plus ou moins longtemps. Le vin est en fait très constant et variable à la fois.

C’est l’un de ses grands privilèges. Un vin donné, par exemple un Chasse- Spleen, aura toujours une certaine ressemblance, pour ne pas dire similitude d’une année à l’autre car il est issu année après année du même terroir qui ne varie pratiquement pas, du vigneron qui l’a élaboré avec le même art et la même passion et du climat, seule véritable variable plus marquée.

Et c’est pour cette raison que bon an mal an, un Chasse-Spleen est un Chasse-Spleen ou votre vin préféré se ressemble d’une année à l’autre. Les différences ne sont en réalité que nuances presque imperceptibles au nez et au palais du néophyte mais significatives aux organes aiguisés des experts. Les légères modifications apportées au sol sont à vrai dire presque insignifiantes car en fait les vignes puisent leur eau d’un système racinaire qui peut aller jusqu’à 15 mètres de profondeur et plus pour les vignes les plus vieilles, en milieu plus aride. Le vigneron quant à lui assure de maintenir la typicité de son vin en assemblant et en élaborant ce dernier de façon méticuleuse, pour ne pas dire scrupuleuse toujours en maintenant comme objectif ; l’expression particulière de son délicieux nectar. L’élément le plus changeant est en fait le climat dans le sens le plus météorologique du terme.

Du gel lors de la sortie des bourgeons ou de la floraison pourrait être catastrophique tout comme une pluie diluvienne lors de la floraison ou un verglas en cours de croissance et même une sécheresse prolongée, quoique moins nocive, pourraient affecter la qualité de la récolte. Le manque d’heures d’ensoleillement est aussi un facteur non négligeable quand vient le temps de la récolte. Les grandes années, non seulement les vins seront plus complexes et auront plus de profondeur mais en plus, ils pourront se bonifier sur une plus longue période. En fait, les raisins ayant atteint un tel degré de maturité, ces derniers produiront tant de matière que la longévité en

sera multipliée.

La notion même du millésime prend ici tout son sens. Si nous reprenons l’exemple du début, notre Chasse-Spleen lors d’une petite année aura un potentiel de vieillissement de quelques années comparativement à une grande année où nous pourrons le voir se bonifier plus d’une décennie. Au goût, ce sera toujours ce merveilleux élixir mais lors des meilleurs millésimes, la richesse du goût et les subtilités de ses effluves n’en seront que plus suaves.

N’allez cependant pas croire que la différence sera énorme. Le tout se passe en nuances et c’est là la beauté de la chose.

Puisque nous avons abondamment parlé du Chasse-Spleen, pourquoi ne pas en faire la description. Vin du bordelais, plus précisément, cru bourgeois de Moulis-en-Médoc que Robert Parker, sommité internationale du monde du vin, qualifie de 3e cru, ce qui est tout à l’honneur du Château. C’est un vin d’une couleur presque violacée, assez costaud et bien charpenté aux arômes de cassis, de chocolat avec une trame boisée de cèdre et des tanins présents mais souples qui s’attendrissent au fil du temps.

Ses 12 à 14 mois en fût de chêne neuf à 40 % lui confèrent aussi ce côté fumé propre aux vins élevés en fût neuf. Son assemblage comprend 73 % de Cabernet Sauvignon, 20 % de Merlot et 7 % de Petit Verdot, trois des quatre cépages les plus fréquents en Bordeaux.

Avec un prix légèrement supérieur à 40 $ la bouteille, il ne trône malheureusement pas à tous les jours sur ma table mais il en vaut la peine, soyez sans crainte. Comme je possède quelques bouteilles de différents millésimes, 1997, 1998, 2000, 2002, 2004, j’ai l’intention de proposer à Yannick Boulanger de vous offrir, chers lecteurs, la possibilité de partager un repas en bonne compagnie tout en dégustant une verticale de Chasse-Spleen. Les règlements vous seront dévoilés lors de la prochaine chronique. En attendant, n’oubliez pas de me faire parvenir vos questions et commentaires à bernard@bernardlandreville.com ça pourrait vous porter chance, qui sait ?

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins