Voici une photo qui prouve notre bien-être actuel!
Une semaine d’enfer!
Nous étions vraiment enthousiastes de quitter la Cordillière des Andes afin de nous diriger vers la Côte Pacifique, là où il fait beau et chaud! Notre destination était Montañita, où nous prévoyions rester une semaine, avant de continuer notre route vers le Pérou.
Nous sommes arrivés dimanche dernier, le 21 septembre, sous un superbe soleil. Nous ne nous doutions pas qu’un cauchemar nous guettait...
Dans la nuit de lundi, j’entends Olivier se lever et aller dehors. Lorsqu’il revient, il me dit avoir été malade mais qu’il va mieux. Il se recouche un peu, mais se relève quelques minutes plus tard. Il en fut ainsi plusieurs fois, jusqu’à ce que, à bout de forces, blanc comme un drap, nous décidions de nous rendre à l’hôpital. Il était presque incapable de rester en équilibre et il vomissait à une fréquence beaucoup trop élevée. Nous savions que ce n’était pas une simple indigestion. Vomir 20 fois dans une nuit, c’est très inquiétant.
Nous sommes embarqués dans le premier taxi et sommes partis pour l’hôpital, il était tôt le matin.
Arrivés là-bas, j’ai dit à Olivier de rester dans la voiture le temps que je fasse son admission. Je me suis rendue à l’urgence et je suppliais le docteur de venir m’aider.
— Mon chum est dans la voiture, il est très très malade, venez m aider s.v.p.!
Mais le médecin me regardait sans réagir, me disant que je devais faire la file, comme tous les autres.
Je suis retournée à la voiture et j’ai demandé au chauffeur de taxi de m’accompagner avec Olivier à l’urgence, peut-être que le médecin comprendrait mieux!
Dès qu’ils ont vu l’état d’Oli, ils l’ont couché sur un lit et ont commencé à l’examiner. Olivier était fiévreux, il gémissait et se tortillait sur le lit. Il se plaignait d une grande douleur au dos.
J’assistais à la scène un peu impuissante, répondant aux questions du docteur.
Conclusion, un empoisonnement alimentaire avec des crevettes. Le médecin m’envoya acheter les médicaments nécessaires et ils ont branché Oli sous soluté. À peine quelques minutes plus tard, la douleur se montrait moins intense.
Je me répétais constamment d’être forte, de ne pas pleurer. C’était tellement inquiétant, surtout qu’Olivier n’est pas souvent malade!
L’hôpital est situé à 5 minutes de Montañita, au bord de la mer. Il est petit comme une maison et la salle d’urgence fait la grandeur d un salon moyen. Les planchers étaient sales, les médecins ne portent pas de gants, la situation était précaire. Il y avait des enfants partout qui pleuraient mais personne pour les aider. Bref, avant de critiquer notre système de santé, j’aurai ces images en tête!
Au bout de 4 heures, nous avons pu sortir de l’hôpital, Olivier se sentant nettement mieux! Trois jours de médication, du sommeil, et il sera comme neuf! Le service est gratuit, nous devions seulement payer pour les médicaments.
J’avouerai honteusement que j’étais contente que ça ne me soit pas arrivé! J’aurais dû toucher du bois!
Cette fois, c’est à mon tour (Olivier) de m’occuper de ma tendre moitié. Mercredi, deux journées après m’être tordu de douleur sur le lit d’hôpital, Nancy me semble assez mal en point; elle me confirme qu’elle ne se sent pas bien et est malade à son tour. Ça commence par les vomissements, ensuite les crampes et une douleur insupportable au dos et autres membres du corps, ce n’est pas le bonheur! J’ai essayé d’aller acheter un médicament à la pharmacie, rien à faire, tout ce qu’elle avalait ressortait quelques minutes plus tard. Reconnaissant tous les mêmes symptômes que j’avais eus, je décide qu’il faut se rendre à l’hôpital avant que son cas empire. Elle déteste être malade et son pire ennemi est l’hôpital, c’était presque une mission impossible. Cela prit vingt minutes pour la convaincre d’y aller, que c’était le seul moyen et que ça lui ferait le plus grand bien, elle pouvait en croire ma parole. Voilà que le stress me prend par surprise, je me rends trois coins de rue plus loin au pas de course pour crier à un taxi de me rejoindre à l’’hôtel. La situation empirait, ses crampes étaient très fortes et elle ne pouvait pas marcher tellement ses membres lui faisaient mal. Je l’ai portée dans mes bras de la chambre jusqu’au taxi et quelques minutes plus tard, du taxi au lit d’hôpital.
Il n’y avait personne dans l’hôpital à notre arrivée, seulement l’infirmière pour nous accueillir, il faut croire que le monde ici choisissent quand ils sont malades. Celle-ci devait avertir le docteur de notre présence, probablement qu’il dormait, la seule chose qu’il a faite fut de prescrire les médicaments et je devais me rendre jusqu’à la petite pharmacie pour les acheter et lui donner deux injections. L’infirmière nous avertis qu’on peut quitter après seulement un quart d’heure, alors que j’y avais été pour environ quatre heures. J’étais surpris, mais ça faisait bien l’affaire de Nancy, alors nous repartons à l’hôtel avec une médication à prendre pour les sept prochains jours.
Le lendemain, Nancy avait toujours des douleurs au dos et des petites crampes, c’est à ce moment que sommes venus à la conclusion que le docteur avait mal fait son travail et que ça valait la peine de rester plus longtemps à l’hôpital si tu y en ressors en santé.
Vendredi matin, nous nous sommes levés avec la faim au ventre, premier vrai repas que nous allions prendre ensemble cette semaine. À notre retour à l’hôtel, Tom (notre amie d’Israël) nous dit qu’elle est malade. Je lui dis que nous devons nous rendre immédiatement à l’hôpital, sachant pertinemment maintenant qu’un virus nous avait tous frappés. Elle était un peu résistante à s’y rendre, mais à force d’être malade, elle s’est résignée et nous sommes partis pour l’hôpital. À notre arrivée, nous savions déjà expliquer tous ses symptômes, comme de vrais experts. Nous pouvions également la rassurer et lui dire que tout irait bien, très vite. Les médecins venaient nous voir, comme si nous étions des habitués! Qu’est-ce qui se passe aujourd’hui?! Encore une malade!
Il faut dire que nous avons été très bien traités, malgré la précarité des lieux. C’est très rassurant parce que ce n’est pas évident d’être aussi malade loin de notre maison. Ils nous ont donné un service attentionné.
Le seul hic, c’est que nous avons reçu 3 médications différentes chacun pour la même maladie! Nous avons été reçus par 3 médecins différents à chaque fois!
Tout est bien qui finit bien, nous avons l’estomac plus fragile mais nous reprenons des forces! Nous n’aurons pas profité pleinement de cette station balnéaire, mais nous aurons vécu une expérience des plus enrichissantes... Peut-être un peu traumatisante (rires).
Gaetan Prevost
Commentaire mis en ligne le 27 novembre 2008Merci de nous faire partager vos aventures c'est tres cool bon voyage Gaetan p Longue-Pointe-chrysler