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Le choc de l'arrivée au Niger

Article mis en ligne le 13 octobre 2008 à 6:39
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Le choc de l'arrivée au Niger
Yvon Desrochers est en direct du Niger. Photo Courtoisie
Le choc de l'arrivée au Niger
En direct du Niger, Yvon Desrochers, conseiller en développement communautaire pour le CSLS-CHSLD-Meilleur, nous livre un résumé de ses péripéties. Il travaille, là-bas, pour le compte du Carrefour canadien international. Suivez les états d'âme du voyageur dans nos pages ainsi que sur notre site web.
Bonjour à tous,

Je suis arrivé à Niamey, capitale du Niger, pays de l ‘Afrique de l’ouest, depuis un peu plus de trois semaines et je me porte bien! Voici quelques-unes de mes premières découvertes.
C’est toute une expérience de voir les Nigériens y vivre. Les hommes déambulent dans les rues, habillés de leur tunique colorée et coiffés de foulards ou à l’occidentale. Les femmes marchent avec un sceau sur leur tête ou préparent le repas dans de vieux chaudrons sur un feu de bois et les vendeurs ambulants cherchent à gagner quelques sous. L’ image qu’on se fait de l’Afrique, quoi!

Durant ces premières semaines, toute la ville a été animée par la période du Ramadan. Les Nigériens sont musulmans à 99 %. Les prières étaient récitées par les hommes à plusieurs moments de la journée et de la nuit dans les rues, près d’une des nombreuses mosquées de cette cité. Cela créait une ambiance mystique et dépaysante. La population est pratiquante, mais respectueuse des autres religions. Le Niger est officiellement laïc.

J’ai été vraiment frappé par le côté calme et paisible des Nigériens. Contrairement aux images des médias canadiens qui nous montrent souvent des scènes de violence impliquant des populations africaines, ici tout est tranquille et on ne sent pas d’agressivité chez les gens.

Lorsqu’on se promène, des salutations nous sont adressées et les repas sont partagés avec l’étranger ou l ‘ami, assis par terre dans la rue en mangeant avec les doigts ou dans les cuisines chez une famille. C’est touchant. La famille est au centre de la vie des Nigériens et ils ont de la difficulté à comprendre l’individualisme occidental.

LA POLUTION DE LA VILLE peut être choquante. Dans les rues, des tas de déchets se forment un peu partout. Il n’y a pas ou peu de récupération ou de collecte de déchets. Il s’agit d’un réel problème. Et gare à vous si vous rentrez à la maison durant la nuit en traversant ces ruelles non éclairées et tombez dans un canal d’égout à ciel ouvert.

Je sens l’ambiance africaine et déjà j’apprécie la conception du temps qui se déroule plus lentement ici. Toutefois, ce rapport au temps est un défi d’adaptation interculturel. Les nombreux moments d‘attente auxquels je suis confronté, au travail ou dans mes autres activités, sont parfois frustrants. Imaginez, il y a même une salutation Nigérienne où l’on demande «comment va la patience? ». Et vous, comment va la vôtre ?

Kalla ton ton ! « à bientôt »

Yvon Desrochers

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