Les jeunes de l'école primaire étaient bien impressionnés par la médaillée d'argent des Jeux de Pékin.
La championne du monde de taekwondo s'arrête à Repentigny
Fortement sollicitée depuis son retour de Pékin, la championne du monde et vice-championne olympienne en taekwondo, Karine Sergerie, s'est arrêtée au Centre Académique de Lanaudière et à l'école élite Oh Jang, il y a quelques jours.
La médaillée d'argent, chez les 67 kg et moins à Pékin, a fait part de son parcours aux jeunes élèves et athlètes avant de répondre à leurs questions. Le point culminant de cette rencontre a été la séance de signatures d'autographes. Les jeunes ont également pu prendre dans leurs mains la précieuse médaille d'argent à saveur asiatique de l'athlète de la Rive-Sud.
Après cette escale, Sergerie s'est rendue à l'école élite de taekwondo Oh Jang à Repentigny, pour y rencontrer les jeunes protégés de Michel Bélanger. C'est d'ailleurs beaucoup grâce à ce dernier que ces rencontres ont pu être tenues.
« Je donne beaucoup de conférences depuis mon retour. Je participe à plusieurs événements. C'est une bonne période pour faire ça. J'ai dernièrement été opérée à la hanche droite (déchirure). Je ne suis donc pas dans une période d'entraînement intense. J'ai du temps, ça me tient occupée et j'aime ça rencontrer tout ce monde. Je trouve ça bien de pouvoir partager mes expériences. Je trouve que c'est important de ne jamais lâcher, de se donner à fond. Je suis bien placée pour ça. Je l'ai vécu. J'en ai connu des déceptions, mais j'ai toujours été assez forte pour passer par-dessus. C'est un peu ça que je veux faire comprendre aux gens. Je veux leur faire comprendre que ça vaut la peine de ne pas abandonner », mentionne Sergerie.
C'est donc avec une hanche pas mal amochée, que l'athlète de 23 ans a pris part aux dernières Olympiques. « Je traîne cette blessure depuis trois ans. Je ne voulais pas me faire opérer avant les Jeux olympiques de Pékin, question de ne pas manquer ce rendez-vous. Ça n'a pas été facile. On s'arrangeait pour que je sois confortable pendant mes combats. Avec l'adrénaline que j'ai dans un combat, je ne ressentais pas de douleur, mais après ça faisait mal » explique celle qui a réitéré sa déception d'avoir obtenue la médaille d'argent à Pékin. « C'est sûr que je suis déçue. J'ai perdu par un seul point. Je ne crache toutefois pas sur ma médaille. Je suis quand même contente de mon accomplissement. J'ai fait des erreurs et c'est normal d'en faire. Mon adversaire aussi en a faites. Maintenant, je dois penser à Londres en 2012 », termine l'étudiante en sciences humaines.