Je donne mon vote à la qualité de vie!
Au courant de la semaine le journal du peuple a publié en première page, « Les Québécois travaillent moins », « La qualité de vie passe avant le boulot ». Des témoignages ont suivi à l'intérieur.
Je dis bravo à ce monde là! Faire plus de 40 heures par semaine n'intéresse pas tout le monde, même les partisans du 40 heures se font plus discrets. Moi, ça fait bien longtemps que je suis résolu à prioriser ma qualité de vie. Je choisis un boulot qui s'harmonise avec ma vie extérieure. Un travail qui nuit à mes activités, n'est pas un travail pour moi. Gagner 100 000 $ par année et travailler 50-60 heures par semaine, je dis non à ça. Ça me donne quoi de faire autant d'argent si je n'ai pas le temps de le dépenser. Attendre à ma retraite, c'est bien trop long! Je ne veux pas être prophète de malheur, mais on ne sait jamais ce qui peut arriver. Mourir avec 10 000 $ dans son compte ne devrait intéresser personne. À 17-18 ans, je commençais un quart de nuit à la Brasserie Labatt à Ville LaSalle. Je bossais avec un employé qui en était à son 3e quart de travail de suite. « Le jeune, tu vas comprendre plus tard que pour augmenter ton
stand<$@p> de vie, il faut faire des sacrifices. Plus tu gagnes d'argent, plus tes dépenses augmentent », m'a-t-il répondu lorsque je lui ai dit qu'il était fou. Calvasse! À cet âge-là, je ne savais pas trop ce que c'était la vie d'adulte, mais si c'était ça me disais-je, ça ne m'intéressait pas vraiment. À moins d'être crinqué comme lui et vouloir faire des heures supplémentaires, aucun patron ne mérite que l'on fasse des heures de fou.