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La contrebande de cigarettes n'est pas une affaire autochtone

José-Antonio Pires par José-Antonio Pires
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Article mis en ligne le 30 novembre 2008 à 7:49
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La contrebande de cigarettes n'est pas une affaire autochtone
Le candidat libéral, Christian Gauthier, celui péquiste, Scott McKay et Geneviève Pelletier, pour l'adéquiste, Éric Laporte député sortant, appuient l'ACDA-AQDA dans leurs démarches. (Photo : Roger Lacoste)
La contrebande de cigarettes n'est pas une affaire autochtone
La contrebande de cigarettes est un fléau plus gros que bien des gens le croient. Ici, dans Lanaudière on parle d'une perte de 100 000 $ par année par magasin.
La tournée pan-québécoise « Non à la contrebande, Oui à la commission », s'est arrêtée à l'Épicerie Chamard de Repentigny pour faire part de sa vaste offensive. Initiée par l'Association canadienne et québécoise des dépanneurs en alimentation (ACDA-AQDA), cette tournée vise à obtenir l'appui formel des candidats des trois principaux partis. Lancer cette campagne pendant celle électorale, permet au groupe de s'assurer un appui. Ce soutien on le veut dans la mise sur pied d'une commission parlementaire sur la contrebande de tabac.

Selon des études, 50 % du marché de la cigarette est illégal. On estime les pertes à 1, 6 milliard de dollars. Si la tendance se maintient, d'ici 2010 le taux passera à 73, 9 %.

La hausse du prix des cigarettes serait la raison principale de ce lucratif trafic. Le prix de la cartouche sur le marché noir se vend 10 $ au lieu de 75 $. On peut obtenir un paquet pour un dollar. Les cigarettes sont placées dans un sac hermétique (ziploc).

Toujours selon les études, celle-ci selon les mégots de cigarettes autour des écoles secondaires du Québec, on note un taux de 36% de contrebande dans les écoles. Plus du tiers des cigarettes fumées par de ces élèves proviennent de la contrebande.

Environ 105 groupes du crime organisé trempent dans le commerce illicite du tabac. « Les jeunes sont leur cible. Ces derniers font entre 1000 et 1500 $ par semaines. C'est facile de convaincre un jeune. En plus, on parle de cigarettes, non pas de drogue. Bien de ces groupes se livrent également au trafic de drogue. On ne peut pas tolérer ça. Il y a un dépanneur par jour qui ferme au Québec. Ce fléau est devenu une crise sociale. Une commission est le point de départ pour un plan d'action sérieux et efficace », précise Michel Gadbois, vice-président principal de l'ACDA.

Selon Sylvain Quesnel, propriétaire de l'Épicerie Chamard, l'impact des contrebandiers sur les petits commerçants est catastrophique. « On perd facilement 100 000 $ par année en magasin à cause de la contrebande. Comment voulez-vous compenser sans couper dans les salaires, dans le nombre d'employés. On doit travailler plus d'heures par semaine. Ça va finir par craquer », raconte M. Quesnel.

Un sondage Léger Marketing, mené en septembre, montre que 70 % des Québécois jugent sévère l'action du gouvernement en matière de lutte à la contrebande. Seulement 1 % appui la pertinence de son approche. Pour plus d'infos, on peut consulter le site www.acda-aqda.ca.

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