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Le roi Michael 1er nous est né

Richard Cléroux par Richard Cléroux
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Article mis en ligne le 12 décembre 2008 à 10:54
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Le roi Michael 1er  nous est né
Michael Ignatieff
Le roi Michael 1er nous est né
Les Libéraux se sont trouvés un chef. Enfin.
Ça faisait deux ans que l’ancien chef (on oublie si vite son nom) ne faisait que des courbettes devant le Premier ministre Stephen Harper.

Quarante-trois votes de file – un record canadien – ça fait fléchir son homme!

Stéphane Dion disait toujours qu’il attendait le moment propice. Mais il a tellement attendu qu’on lui a montré la porte.

L’arrivée de Michael Ignatieff, cette semaine, a créé une vague d’enthousiasme dans les rangs Libéraux comme on n’en avait pas vu depuis longtemps. Ça chantait, ça fêtait au party de Noël.

Le député Pablo Rodriquez scandait « C’est le début d’un temps nouveau. » Il ne manquait que Renée Claude.

Mais tout ça a coûté cher aux Libéraux.

Pour faire de la place pour Ignatieff, il a fallu tasser Bob Rae, l’incomparable guerrier politique qui aurait pu livrer une bataille féroce contre l’adversaire conservateur.

Mais Ignatieff semble bien déterminé à faire sa marque. D’ailleurs, Harper c’est déjà chargé de lui souhaiter la bienvenue avec une autre de ses gaffes majeures, du genre «Mais où avait-il la tête? »

En démonisant la coalition Libéral-NPD, Harper a mis le Bloc québécois dans le paquet. Erreur. Le Bloc appuie, mais ne fait pas partie intégrante de la coalition. L’inclusion mythique du Bloc dans la coalition était sans doute pour mieux chauffer à blanc le Canada anglais contre les « Frenchies » du Québec.

La ruse a peut-être fonctionné à Calgary, mais à Laval, ça lui a pété dans la face, comme son attaque contre les arts et les galas culturels au cours de la dernière campagne électorale. Ce qu’il gagne en Alberta, il perd en double au Québec. Les Québécois, peu importe leur allégeance politique, ne tolèrent pas de voir traiter un des leurs de « traître. »

Pour se justifier d’avoir suscité de l’antagonisme envers les Québécois et divisé à nouveau le pays, Harper a expliqué qu’en tant que Premier ministre, il doit s’opposer à tout appui d’un mouvement souverainiste.

S’appuyer sur le Bloc, a-t-il dit, reviendrait à donner à un parti « séparatiste » un droit de veto sur le Gouvernement du Canada.

Sans doute a-t-il oublié qu’en 2006 il s’était servi du Bloc pour faire adopter son premier budget. Mais ça c’était en 2006…

La priorité des Libéraux ou de la coalition Libéral-NPD sera de forcer le gouvernement Harper à créer des « jobbes » en ces temps difficiles.

Harper peaufine sa stratégie. Il se prépare à nommer 18 de ses meilleurs amis au Sénat. Ça c’est de la « jobbe. » En veux-tu des jobbes en v’la!

Mais ce n’est pas suffisant. Faudrait créer trois ou quatre autres sénats, bondés de sénateurs à un demi-million pièce, salaires, déplacements et frais de bureaux compris pour commencer à se sortir du trou.

Oui c’est le début d’un temps nouveau, comme dirait le petit Pablo.

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Pierre-Luc Bellerose

Commentaire mis en ligne le 12 décembre 2008
Tout cela, M. Cléroux, prouve que j'avais raison. Je crois que le PLC vit actuellement un moment historique et que M. Ignatieff sera un des plus brillants leaders que le Canada ait connu. Vive Michaël.

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