Oury Dal Bianco ne craint pas les intempéries! (Photo : courtoisie)
Trois autres Repentignois participent au « Marathon Vertical »
La prochaine étape est le Mont Kilimanjaro
Une nouvelle étape du projet « Marathon Vertical » se tiendra en 2009, pour l'alpiniste de Repentigny, Oury Dal Bianco et six de ses comparses, dont trois de Repentigny.
Cette fois-ci, la cible est le Mont Kilimanjaro (5895 m), en Afrique. Rappelons que les alpinistes et amis de longue date Oury Dal Bianco et Sébastien Carelli sont les instigateurs d'un projet pro-environnement, étalé sur une période de sept ans. Ces deux amants de la nature et de grands espaces veulent escalader les plus hauts sommets de chacun des continents, un par année, et ce, sans oxygène. La somme du kilométrage qu'ils parcourront est l'équivalent d'un marathon (42 km), mais à la verticale, d'où le nom « Marathon Vertical »
Pour le Kilimanjaro, Oury et Sébastien seront accompagnés de cinq autres personnes passionnées et sensibles à la cause. Le départ est fixé pour le samedi 11 juillet et le sommet de l’Afrique devrait être atteint le mercredi 22 juillet. « Ce périple devrait être plus facile que le dernier. Les conditions météorologiques sont meilleures et nous sommes obligés d'avoir une aide technique, comme un porteur, un guide et même un cuisinier. Ça fait partie des conditions pour escalader cette montagne. Ça rend le défi plus agréable », explique Oury.
Emilie Beaulieu, 18 ans, son oncle Benoit Beaulieu, 40 ans et la femme d'Oury, Lizanne Dagenais, 36 ans, tous de Repentigny, seront aussi de l'aventure. « Je viens d'avoir 40 ans et j'avais l'intention de faire quelque chose de spécial, un défi qui me forcerait à me remettre en forme. Je supporte aussi Oury depuis des années alors l'occasion est excellente », affirme Benoit de chez Beaulieu et Lafleur Ltée. « Des sept montagnes qu'Oury veut escalader, c'est celle-ci qui est la plus accessible. Je le supporte depuis toujours et il m'a donné le goût d'essayer », ajoute Lizanne, enseignante. « Moi je n'étais pas sûre au début. C'est mon oncle qui m'a donné le goût », avoue Emilie.
À sept heures du sommet
Le « Marathon Vertical » a pris son envol en 2007. Le Mont Denali (McKinley : 6194 m) en Alaska représentait le premier défi. Des complications ont toutefois empêché les deux acolytes d'atteindre le sommet. Ils se sont pris à deux reprises. La première fois, Oury a eu des problèmes avec ses yeux, forçant les deux alpinistes à rebrousser chemin à 4400 m d'altitudes.
Lors du deuxième rendez-vous, c'est Dame Nature qui n'a pas coopéré. Les gars étaient à seulement sept heures du sommet. « On a attendu que la tempête se calme, mais ça n'a pas été le cas. On ne pouvait que rester quatre jours à cette altitude. C'est beaucoup plus difficile d'escalader le Denali que le Kilimanjaro. Il fait jusqu'à – 60 degrés Celsius la nuit, et ce, sans le facteur vent, comparativement à – 20 degrés Celcius au Mont Kilimanjaro », précise Oury.
Le but de cette longue aventure est d'accroître la conscience environnementale de tous. Les deux alpinistes veulent à leur façon sensibiliser les gens à la cause écologique. Une campagne de financement pour Équiterre et l’environnement est donc à nouveau lancée. Après avoir ramassé près de 20 000$ en deux ans, l'objectif cette année consiste à doubler cette somme. « Nous visons donc 20 000$ en dons pour 2009. Cet objectif atteint, nous pourrons finalement mettre en place notre campagne de sensibilisation Agissonsvert.org à grande échelle et ainsi espérer avoir un impact réel sur la perception ainsi que les habitudes de consommation des Québécois. »
Il profite pour rappeler que 100% des dons amassés vont pour l’environnement. Environ 66,6% des dons vont directement à Équiterre pour des programmes sociaux-environnementaux (plus important organisme environnemental au Québec) et 33,3% sont utilisés pour leur programme de sensibilisation pour l’environnement.
Pour suivre le périple des alpinistes, on peut se rendre sur marathonvertical.ca.
francois.cardinal@lapresse.ca
Commentaire mis en ligne le 30 août 2009je ne comprends pas ce malaise qui vous habite et qui a mon sens devrait tous nous habiter en voyant le peu d empressement a agir de la plupart d entre nous devant la degradation acceleree de la planete et de l heritage funeste que nous nous appretons a leguer a nos generations futures. la bouteille de plastique illustre parfaitement la suffocation imminente non seulement de notre planete mais de nos enfants et surtout de nos petits enfants. il s agit bien de maltraitance et il nous faut agir de toute urgence.