Le Canadien, nouvelle génération
Après Lance et Compte, nouvelle génération, voici le Canadien, nouvelle génération.
Depuis que je suis religieusement le Canadien, je n'ai jamais été autant dépaysé que devant la masse de changements que Bob Gainey vient de nous offrir. Qu'est ce que Pierre Boivin a bien pu mettre dans le café de son directeur général mercredi matin ?
Offensivement, le Canadien s'est amélioré.
J'aurais bien aimé qu'il puisse garder Alex Kovalev. Mais Brian Gionta dépend en quelque sorte de Scott Gomez, et vice-versa. Pour ce qui est de Mike Cammalleri, il est maintenant le meilleur joueur du Canadien, et de loin.
Défensivement, le Canadien est bien moins nanti. Je suis un des rares qui avait encore confiance en Mike Komisarek. Le numéro 8, à son meilleur, est très important pour une équipe de hockey. À long terme, nous allons nous en apercevoir. Il y a un an, tout le monde parlait de lui comme du futur capitaine. Nous devions absolument lui faire signer un contrat à long terme. 25 millions $ pour cinq ans, entendait-on. Il a bien fallu une raison majeure pour que ce joueur change du jour au lendemain. La patience aurait été de mise.
Maintenant, nous avons un problème. Qui sera le capitaine. Je déteste les systèmes d'alternance, mais auront-ils le choix ? Sinon, Markov ? Nous ne sommes pas sortis de l'auberge, comme dirait Denis.
Finalement, je tiens à rendre hommage à Saku Koivu. Ce valeureux joueur a évolué avec des joueurs de second ordre durant toute sa carrière – mis à part Marc Recchi. Il n'a jamais demandé à être échangé. Il ne s'est jamais traîné les CCM Tack. Il est revenu après avoir combattu le cancer et après avoir subi des blessures qui auraient pu mettre fin à sa carrière. Il s'implique dans la communauté. Pour le remercier, on lui reproche qu'il ne parle pas français.