Le parlement à Paul-Arseneau
L'école secondaire Paul-Arseneau n'est pas complètement étrangère au fonctionnement de la politique.
En fait, la polyvalente a adopté le même principe qu'à l'Assemblée nationale. « Notre système s'apparente énormément à ce qui se fait au parlement québécois », explique Michel Péloquin, directeur de l'école Paul-Arseneau.
L'institution a des représentants de classe, des députés, des ministres, un conseil des ministres et des présidents du conseil des ministres. Sur celui-ci, deux élèves sont élus pour représenter leurs camarades aux assemblés scolaires. « Je peux confirmer que le parlement de l'école secondaire Paul-Arseneau fonctionne. Ils se préparent pour le futur et vivent déjà la démocratie. C'est très important que les jeunes la vive dans une école. Ça leur apprend à travailler en équipe et résoudre des conflits. Ils apprennent à gérer de façon harmonieuse, en discutant, débattant et négociant. Ils vont avoir une longueur d'avance sur les autres », constate Fatima Houda-Pépin, première vice-présidente à l'Assemblée nationale.
Celle-ci croit aussi au pouvoir d'influence qui découle de cette activité. « Lorsqu'ils arrivent avec leurs idées validées et bien réfléchies auprès de la direction de l'école, l'institution est bien mal venue de refuser leurs demandes. Il y a une chimie, une harmonie et un sentiment d'appartenance qui se développe. Nous formons de meilleurs citoyens. Des individus qui ont le sens de la responsabilité vis-à-vis les autres », conclue Mme Houda-Pépin, visiblement impressionnée par l'initiative de la polyvalente.