À la manière de Tim
Ici, c'est une chronique d'humeur… alors y'a intérêt à être de bonne humeur!
Ben là, j'le suis! …Même s'il s'agit d'une mesure d'exception. En novembre en tout cas. Après le changement d'heure, c'est l'aiguille du changement d'humeur qui fait tic tac dans mon cœur. Paraît que je souffre de dépression saisonnière. Un joli diagnostic qui fait pas très chic dans les conversations de salon.
Manque de lumière, temps gris, nuages en pleurs, fatigue hormonale, pré psychose de Noël, vaccin contre la grippe… autant de raisons pour perdre le nord, le pôle Nord et la sacrée bonne humeur. Dommage que ça adonne avant les fêtes.
J'ai décidé d'enterrer cette époque fatidique du spleen hivernal; aux grands maux les grands moyens. Le matin, je prends deux gélules d'Omega-3 et dans le jour, je m'éclaircie la face avec mon Lite book¬, un appareil de luminothérapie à peine perceptible (!) Ça marche!
Mais y'a mieux encore: changer sa perception. Une personne (assez allumée merci) m'a proposé de voir la vie à la manière de Tim Burton. Après tout, c'est ce creux-de-calendrier —entre l'Halloween et Noël— qui l'a inspiré à faire son Nightmare before Christmas. Ce film, cette quête… Une recherche guidée par des yeux psychotiques puis rectifiée par un cœur d'enfant; le génie qui frôle la folie; l'innocence mêlée à la dépravation. Depuis, quand je mets le nez dehors, je suis en mode « conte de fée gothique ». Les arbres dénudés et crochus évoquent en moi l'épouvantail Jack Skellington et les sacs de poubelles me rappellent le maire Schyzo et ma lavette à vaisselle me fait penser à Sally. Qui sait si, au hasard d'une errance, je ne franchirai pas les portes de Christmas Town… Galeries Rive Nord… Nan… je vais aller prendre un peu de lumière.