Le boomerang
J’ai mal à l’ego. La semaine dernière, mon orgueil a encaissé un dur coup !
Eh oui, j’ai été obligée de rentrer au bercail à la suite d’un échec amoureux…Ayant quitté le nid familial depuis quelques années, je suis bien forcée de constater que j’ai les ailes plutôt rabougries…
Pas le choix, je prends mon courage à deux mains, prête à l’assumer : je suis une «enfant boomerang», une «Tanguy», une vieille fille, une Catherine…je sais, je sais, je n’ai pas fini d’être la cible des railleries, des remarques condescendantes et des phrases assassines des matantes à Noël, du genre «coudon, t’es souvent toute seule», ou «pourtant t’es pas si laide», puis ma favorite : «mieux vaut être seule que mal accompagnée»…celle-là ne fera pas mal cette année.
D’ailleurs, je retrouve progressivement le plaisir de vivre chez mes parents, c’est-à-dire que pour la première fois depuis fort longtemps, je me retrouve devant un énorme réfrigérateur plein à craquer, et ce, en permanence, je ne me soucie plus préparer les repas pour qui que ce soit, bref, je ne pense qu’à ma pomme, et je peux faire ce que je veux, quand le désire.
Congé de responsabilités!…mais un instant; il y a le revers de la médaille…
Les parents qui se mêlent de ta vie, qui trouvent que tu travailles trop, que tu rentres tard, que tu manges mal, que ton relevé de crédit est trop élevé....en effet, même mon courrier y passe…c’est un peu gênant, mais je ne peux me fâcher contre mes parents qui, parfois bien, parfois mal, tentent de m’aider et de me donner tout leur amour.
Somme toute, le boomerang repartira d’ici quelques mois, ayant fait le plein d’amour et ayant eu la chance de se meubler…mais seule, cette fois-ci!