« La violence faite aux femmes, c’est assez »
La Maison Regard en Elle invite à la solidarité
Les responsables de ressources spécialisées en violence conjugale des Maisons Regard en Elle, Regroup’Elles et la maison d’accueil La Traverse convient la population a souligner leur solidarité envers toutes les femmes victimes de violence, en allumant une chandelle à leur fenêtre, le mercredi 6 décembre prochain dès 18 heures.
Commémorant le triste anniversaire de la tuerie de l’école Polytechnique de Montréal, où 14 jeunes femmes ont trouvé la mort sous les balles d’un désaxé en 1989, le 6 décembre sera l’occasion d’affirmer haut et fort que « la violence, c’est assez », en portant la boucle blanche signifiant que la violence conjugale, le harcèlement et l’inceste dont sont victimes des dizaines de femmes chaque année sont intolérables. Sachant que 634 femmes ont été tuées par des hommes depuis 1989 au Québec seulement, nul doute que la violence vise le contrôle et la contrainte de ces dernières. Des millions de femmes subissent encore de la violence en 2006 du fait qu’elles sont de sexe féminin, et ce, partout dans le monde.
Des formes infinies
Tantôt physique, tantôt psychologique, souvent sexuelle, parfois raciale ou économique, la violence faite aux femmes se vit partout et sous toutes ses formes. Que ce soit en public ou dans l’intimité, dans la famille ou au travail, la violence brise quotidiennement la vie d’une fille, mère, grand-mère, sœur, belle-sœur, cousine, tante, collègue, voisine, amie, sans aucune discrimination à l’égard de l’âge, le statut socio-économique, l’orientation sexuelle, la culture et la religion. Problème de société inadmissible, la violence envers les femmes doit être combattue solidairement et collectivement, notamment en la dénonçant.
À qui la responsabilité ?
Par voie de communiqué, les responsables de la Maison Regard en Elle déclarent que le gouvernement « doit prendre ses responsabilités et actualiser son leadership politique avec un discours cohérent et conséquent avec ses actes […], avoir suffisamment de courage politique en mettant de l’avant une réelle campagne d’éducation et de sensibilisation sur 10 ans, réalisée par les groupes féministes et financée par l’État, pour éliminer la violence faite aux femmes. »