La Vita è bella avec Marco Calliari
En spectacle au THC le 19 janvier
Cinq jours après le premier jour de la nouvelle année, Marco Caliari avouait que 2006 avait été bonne pour lui: 80 représentations de son spectacle Che la vita, un DVD Live, sortie d’un deuxième album, tournée en Europe… Pas étonnant que le rital soit bon envers son public. Le chanteur et guitariste sera au Théâtre Hector-Charland le 19 novembre.
La veille de notre interview avec le bel canto, le quotidien Le Devoir sertissait son top musical avec de nul autre que le bijou vocal qu’est Marco Calliari. Il classait également son spectacle parmi les dix meilleurs de l’année 2006. Que les intellectuels adhèrent avec autant de plaisir aux grands succès de la chanson traditionnelle et italienne, étonne et réjouit Calliari.
« C’est eux [les intellectuels] qui ont embarqué le plus. Au début, on pouvait entendre mes chansons sur les ondes des radios communautaires et à la radio de Radio-Canada. C’est l’fun! » Une attraction qui s’explique peut-être du fait que Marco Calliari ait signé un album en même temps qu’un autre projet musical –avec le groupe heavy metal Anonymus—, mais aussi parce qu’il a été le premier à occuper cette niche de musique du monde, toute particulière. Du Jazz, une voix très brute et des chansons à texte dont Marco signe les musiques et les paroles entièrement en italien. Cala lui a sans doute conféré une place de choix dans le coeur des critiques qui savent reconnaître un artiste authentique.
Les mêmes critiques ont vite reconnu son énergie manifeste, proche de celle de Brascht. Plus récemment, on a comparé sa présence sur scène à celle d’Elvis et de Bruce Springsteen. « C’est très important pour moi d’offrir la plus grande présence qui soit sur une scène, note Calliari. Parce qu’en réalité, c’est de là que tout commence. Le dialogue avec le public commence par la scène et c’est là où je m’éclate le plus. J’ai acquis cette énergie avec Anonymus… et c’est resté » Il ne faut pas l’oublier celui-là. Anonymus a été « l’autre » réussite musicale de cet oiseau rare aux goûts et aux talents musicaux éclectiques.
Il faut souvent rappeler (parce qu’on peu l’oublier! ) qu’il a été le leader du groupe métal, une formation parmi les plus intéressantes du genre au Québec. Au printemps 2006, il s’est séparé du groupe pour donner plus ample liberté à sa carrière solo. Depuis, il est devenu rital chantant plutôt que métal hurlant. « Il m’arrive encore de sortir ma grosse voix rauque! », lance-t-il sur un grand rire. « Je surprends pas mal de monde avec ma musique et mes chansons. Au fond, c’est juste une preuve de plus pour démontrer à quel point j’aime m’amuser avec la musique ».
Les chansons qu’il interprète, Marco Calliari les a entendues des milliers de fois quand dans son enfance il baignait dans l’univers des Sole Mio et de l’opéra tant aimé de la famiglia. Marco Calliari s’offre un retour aux sources depuis 2003. Classé Worldbeat plutôt que métal, il déploie sa musique festive comme une seconde nature à chacune de ses prestations.
Comme seul un italien peut le faire, Calliari a fait tomber le Québec sous son charme. Normal: son répertoire est doux et son approche est teinté d’audace et d’humour. Depuis sa parution en 2004, plus de 10 000 copies de Che la vita ont trouvé preneur dans un bassin pourtant entièrement francophone. « C’est toujours motivant pour moi de jouer devant un public vierge d’oreille. La musique festive et la musique du monde se porte bien. »
Le spectacle du 19 janvier à L’Assomption sera la troisième représentation en salle du chanteur. On pourra y entendre des airs archi-connus de la chanson napolitaine, ce fameux Bella Ciao qu’on entend de sa bouche dans les publicités de Pacini et le Caruso et l’indémodable O sole mio…