Les pilotes
Étant donné la neige que nous avons reçue au cours de la semaine dernière, je vais en profiter pour parler de ceux que je surnomme affectueusement « les pilotes ».
Animaux familiers peuplant les routes, les pilotes sont aisément repérables en toutes circonstances, soit lors des journées de pluie, dans le trafic, sur les routes secondaires, ou encore le dimanche.
Bien que certains essaient de se cacher sous un petit chapeau, ceux-ci se démarquent particulièrement à l'occasion des tempêtes de neige.
Ils ont beau avoir doté leur bagnole de pneus à clous, ces derniers ne réalisent pas que leur comportement craintif représente un danger potentiel pour les autres conducteurs, et que le meilleur moyen d'avoir un accident, c'est de rouler en plein centre de la route, entre les deux voies, de freiner à tout bout de champ sur l'autoroute pour aucune raison apparente, ou de rouler à un pied derrière un autre véhicule par peur de le dépasser!
D'accord, c'est correct d'avoir une petite crainte, d'être conscient du risque. Mais trop, c'est comme pas assez, et je crois que les conducteurs traumatisés devraient suivre des cours de conduite hivernale ou de contrôle de dérapage, tels ceux qu'offrent plusieurs écoles de conduite reconnues…ou bien rester en sécurité, à la maison lorsqu'il y a des bonnes tempêtes de neige. J'irais même jusqu'à dire que la SAAQ devrait obliger l'ensemble des conducteurs à suivre une telle formation, et que ces aptitudes de base devraient être évaluées en examen, dans une région où les conditions routières peuvent autant se dégrader!
Dans le cas inverse, j'aimerais bien que le gouvernement autorise la chasse aux pilotes, car ces animaux nuisibles entraînent fort probablement de nombreux accidents chaque année, malgré le fait que la sélection naturelle fera éventuellement en sorte que ces derniers s'élimineront d'eux-mêmes d'hiver en hiver…